Mokia attaque

Fausse alerte ! Gabriel Mokia Mandembo, acteur politique et président du Mouvement des démocrates congolais(MDCO), est bel et bien vivant. Des folles rumeurs de sa mort dans une cellule de la Prison centrale de Makala se sont répandues comme une trainée de poudre, hier mercredi 26 octobre 2011, autant dans la ville et surtout sur le Web. Vérification faite, ce « sociétaire » de l’opposition se porte comme un charme dans son « trou ».

D’après ses proches contactés par Le Phare, Gabriel Mokia attribue ces « faux bruits aux détracteurs qui veulent faire trembler l’opinion qui le soutient ». Par ailleurs, ajoutent-ils, le moral du président du MDCO n’est nullement ébranlé par ce tapage. Au contraire, rassurent-ils, il est en possession de toutes ses facultés qui lui permettent de suivre de près ses dossiers personnels. Parmi ceux-ci, ils citent le dossier de recouvrement de ses créances qui seraient bloquées au niveau du cabinet du ministère de Budget. « Il refuse d’envoyer le dossier à la Banque Centrale du Congo alors que son collègue des Finances lui a enjoint le paiement de plus de 930.000 US à titre de créance de l’Etat congolais expertisée par l’Ogedep… » se sont-ils plaint. Un autre dossier qui le préoccupe, a-t-on fait savoir, c’est celui qui l’oppose au président du Rassemblement Congolais pour la Démocratie(RCD), Azarias Ruberwa, dont le parti a impunément occupé sa propriété pendant plusieurs mois sans payer un seul sou. A ce jour, concluent les proches de Mokia, la totalité de la dette s’élève à 106.000 USD, alors que le « Champion de la bonne gouvernance » refuse de recevoir ses envoyés, encore moins les huissiers de la Cour Suprême de Justice venus pour le notifier.

Pour rappel, c’est depuis janvier 2010 que Gabriel Mokia est aux arrêts à la Prison de Makala pour comportement indélicat sur un plateau de télévision face à un adversaire politique, Yulama, membre de la Majorité Présidentielle. Il a été cueilli par la police à son bureau, il a été condamné à 42 mois d’emprisonnement ferme par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Alors que son challenger a recouvert sa liberté quelques mois après. Gabriel Mokia Mandembo continue à croupir dans cette sinistre geôle.

Il faudrait par ailleurs rappeler que dix mois plus tôt le même opposant a été mis aux arrêts à la suite des propos qu’il aurait tenus sur le plateau d’une autre chaine privée de la place. Lors de son procès, quatre chefs d’accusation étaient finalement mis à sa charge dont l’offense au Chef de l’Etat et l’incitation à la haine ethnique. Libéré à la suite de la déportation de l’un des juges qui n’avait pas trouvé d’infraction, un autre juge avait pour sa part tout simplement disqualifié toutes les infractions retenues contre lui, sauf celle d’offense au Président de la République.

Tshieke Bukasa

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