Mme Tokwaulu a commenté son livre «Tant que je vivrai, tu vivras»

 « Tant que je vivrai, tu vivras », c’est le titre d’un livre écrit par Mme Bernadette TOKWAULU Aena et qui a été au centre d’une manifestation littéraire organisée la semaine dernière à la Halle de la Gombe, à l’initiative de l’asbl « Les BEJARTS et SESAM » dans le cadre de l’activité « Dire et écrire ». Pendant une heure, c’est-à-dire de 19 heures à vingt heures, l’auteur a captivé l’assistance par la lecture de certains passages émouvants de son œuvre à travers des chants, mimes et surtout par l’évocation de certains acteurs qui se sont révélés à la fin comme ses propres parents. Notamment, son propre père, l’Ambassadeur Emmanuel TOKWAULU Batale, mort dans l’accident d’avion de feu Samora MACHEL, l’ancien chef de l’Etat mozambicain, survenu quelque part à la frontière avec l’Afrique du Sud au retour d’un sommet de l’OUA.

 Le père est présenté sous le sobriquet de la Cigale qu’elle ne cessera d’adorer, tandis que sa mère, Léonie BANGALA Balimanga est peinte comme la Fourmi, une femme forte, petite-fille d’un chef coutumier célèbre mais dont l’épouse avait été assassinée par des mercenaires lors de la guerre contre la rébellion muleliste. L’auteur ne pouvait pas ne pas parler de TOKWAULU Baseka, sa sœur aînée et épouse de Me Guadda DJALE, un avocat centrafricain. Bien entendu, un chapitre entier est consacré à ses enfants qu’elle chérit, dont son fils MANU aujourd’hui en Afrique du Sud où il prépare son admission dans une faculté américaine de criminologie, sa première fille du nom de Noella et Marie-Claire, sa toute dernière fille, encore sur les bancs d’une école primaire de la capitale.
 D’une manière générale, il s’agit d’un pan non négligeable de l’histoire de sa famille biologique. Cependant, Mme TOKWAULU ne s’est pas empêchée d’évoquer certains souvenirs tirés de la vie politique du pays. On y trouve ainsi le maréchal MOBUTU en train de faire découvrir le barrage de Mobayi-Mbongo à ses visiteurs de marque, quelques péripéties de sa chute honteuse et surtout l’avènement de l’AFDL avec feu L.D. KABILA.
 On rappelle que ce livre a été publié en 2001 tout comme deux autres, dont notamment « La malédiction de la fente » et un essai politique dédié au président de la République avec un titre évocateur : «Joseph KABILA, un pari fou». Dans le premier, l’auteur dresse un portrait cru de la société congolaise engluée dans les méandres du pouvoir, de la religion, de la prostitution et de l’argent. Tandis que dans le second, elle bat campagne en faveur de l’autorité morale de la Majorité Présidentielle dont elle fait partie en qualité de personnalité indépendante.

F.M.

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