Mines anti personnels : la RDC doit mettre les bouchées doubles

Des  émissaires de différents gouvernements du monde entier, des acteurs non étatiques provenant des  structures  comme la Campagne Internationale pour Interdire les Mines (ICBL), la Coalition contre les armes à sous-munitions ,  des délégués   du CICR… viennent de prendre    part aux réunions  relatives aux conventions sur les mines anti personnels et les armes à sous -munitions. La  première, qui portait  sur la convention sur les mines anti personnels , a eu lieu à Genève du 20 au 24 juin 2011.   La seconde  s’est tenue du 27 au 30 juin 2011  dans la même ville.

Y ont pris part des délégués  des Etats ayant signé ou non les deux conventions évoquées ci-haut.  Les discussions ont porté sur les avancées réalisées par les différents pays en matière de   mines  anti personnels et la problématique des armes à sous- munitions.   Ou encore de la nécessité pour chaque pays de chercher à mettre en œuvre les résolutions contenues dans les deux conventions. Ces rencontres informelles servent aussi de cadre pour préparer  les assemblées générales des Etat, prévues respectivement en septembre  2011 au Liban ( pour  les discussions sur les mines anti personnels) et en octobre 2011 au Cambodge ( pour les armes à sous- munitions).

Francky Miantuala, coordonnateur de l’ong Campagne Congolaise pour Interdire les Mines «  CICM » était à Genève le mois passé en compagnie de Sudi Kimputu et  Louis Ibonge, respectivement coordonnateur et chargé de l’assistance aux victimes des mines au  point focal national en la matière.  A travers une conférence de presse qu’il a animée  le  jeudi 7 juillet 2011 à l’Alliance Franco-Congolaise,  Miantuala  a retracé à l’intention des médias les grandes lignes de ces réunions.

Rappelant à la presse le message livré par les Congolais en Suisse, il a indiqué que Kinshasa initie une enquête sur l’impact réel des mines anti personnels en RDC. Jusqu’ici,  les enquêteurs ont parcouru  37 % du territoire national. Une rallonge de deux ans supplémentaires sera probablement  sollicitée à partir de 2012 pour permettre aux personnes concernées de terminer leur enquête.

Combien de temps prendront les opérations de déminage ?
Quel sera le coût de ces opérations ?  Telles sont les questions auxquelles Kinshasa donnera des réponses appropriées au terme de ladite enquête, a-t-il précisé. On pourrait  alors solliciter une assistance matérielle et technique pour dépolluer les zones minées.  Les parlementaires  congolais se sont penchés sur ces dossiers au cours de leur dernière session. Le Sénat vient  même d’adopter la législation nationale sur la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa sur les mines anti personnels.

«  Mon exposé conçu sous forme de plaidoyer était axé sur l’implication de la femme congolaise en ce qui concerne l’assistance aux victimes des mines », a souligné le coordonnateur du CICM. Précisant aussi que les acteurs sociaux font surtout du lobbying.
De son côté, le coordonnateur de l’Action Anti Mines en RDC (UNMAC) a exposé des affiches et des œuvres d’art produites par des artistes congolais l’année passée. Celles-ci mettent l’accent sur les mesures à prendre en faveur de la population dans la prévention en ce qui concerne les mines anti personnels.  Il s’agit du déminage, de l’assistance aux  victimes des mines, de  la destruction des stocks…

La principale recommandation formulée par les participants  est l’appel pressant lancé aux Etats ayant signé ou non les conventions évoquées ci-dessus  à se faire représenter à un  plus haut niveau aux assemblées générales qui se tiendront au  Liban et au Cambodge.

Jean- Pierre Nkutu

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