Menaces de représailles, Tokwaulu et ses enfants crient au secours

Lors d’un point de presse organisé le jeudi, 27 décembre 2012, au siège de l’ong La Voix des sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.), Bernadette Tokwaulu Aena, directeur à la Société national d’électricité, (SNEL) s’est déclarée menacée avec toute sa famille par ceux-là qui veulent ravir, sur base de faux documents, un immeuble de la SNEL, sis avenue Uvira n° 74, dans la commune de la Gombe.

 La valeur marchande de la maison querellée est d’un million de dollars américains, en raison de son emplacement dans la commune de la Gombe, à proximité du Grand Hôtel Kinshasa. Cette affaire – notre quotidien avait déjà largement expliquée à ses lecteurs dans son numéro 4480, du 26 décembre 2012 – date du début de l’année 2003, lorsque Mme Tokwaulu Aena, dans ses fonctions de secrétaire général de la SNEL, avait fait établir le faux et usage de faux à l’encontre d’un certificat d’enregistrement établi au nom de Mme Jaffari Mwayuma, sur un immeuble de la Snel, sis avenue Uvira n°74, dans la commune de la Gombe. Selon Bernadette Tokwaulu, suite à une commission rogatoire ordonnée par le Procureur de la République en Belgique, un rapport du Procureur du Roi Lindemans – faisant suite à une enquête menée par la police belge – avait démontré que tous les documents ayant permis d’établir le Certificat d’enregistrement de Jaffari Mwayuma étaient des faux et que même le fameux vendeur belge était un fictif. En conclusion de cette commission rogatoire, le Procureur Général de la République avait instruit le Conservateur des Titres Immobiliers de Lukunga d’annuler le Certificat d’enregistrement litigieux, ce dernier étant un faux en écriture. Bernadette Tokwaulu a expliqué que face à ces faits, le PGR a par ailleurs indiqué que Mme Jaffari Mwayuma était sous le coup de poursuites judiciaires au Parquet.

Un jugement qui n’a jamais été notifié à la SNEL , ni à B. Tokwaulu

A cause de la réaction de la Snel pour défendre son bâtiment, B. Tokwaulu a signalé que les époux RAUS ont, en 2003, introduit une action civile devant le Tribunal de Grande Instance de la Gombe pour faire condamner la SNEL et Mme B. Tokwaulu à titre personnel et à les indemniser à hauteur de USD3.000.000. Par ailleurs, en 2010, la SNEL s’est décidée à porter plainte au pénal auprès du Procureur Général de la République contre Mme Jaffari Mwayuma et le Conservateur de la Lukunga. Elle a aussi signalé que Mme Jaffari n’a jamais répondu à aucune des invitations lui adressées par le Parquet. A la surprise générale, en décembre 2012, la Snel et Mme B.Tokwaulu ont appris avoir été condamnées solidairement à payer aux époux Raus l’équivalent de plus de USD200.000 et à déguerpir immédiatement de la maison. Ce qui intrigue la Snel et B. Tokwaulu est le fait que ce jugement – reconnaissant Jaffari Mwayuma comme l’unique propriétaire de la maison querellée et ordonnant le déguerpissement des occupants – n’a jamais été notifié aux concernées ni à leurs conseils. C’est par un hasard que leurs avocats ont découvert ce jugement et en ont informé la SNEL et Tokwaulu en date de 18 décembre 2012. Craintes et menaces contre la famille Tokwaulu confirmées Selon Mme Bernadette Tokwaulu, les craintes sont fondées par le fait qu’en 2003, lorsqu’elle avait fait établir le faux et usage de faux, le Colonel Raus, alors chef des services spéciaux de Kin Mazière, avait projeté d’envoyer ses équipes la nuit à son domicile. Elle avait eu la vie sauve car sa mère, informée, l’avait prévenue. Elle avait alors fait appel à une autorité qui avait placé des militaires et agents de garde autour de son domicile. Loin de se décourager, les jours suivants, le général avait envoyé une équipe à son bureau de la SNEL pour m’amener de force à Kin Mazière. Et par crainte de subir des sévices dans ces bureaux, elle dit avoir contacté le PGR pour solliciter sa protection. L’équipe envoyée a même refusé, selon elle, de prendre la communication de l’Inspecteur général de la Police qui intervenait. Pour faire vite, un policier àvait usé de la force en la tenant par les habits qui s’étaient alors déchirés à cause de la violence. Et lorsqu’elle avait crié «au viol », les policiers avaient vu entrer les agents et s’étaient alors résolus à quitter son bureau. Elle a dénoncé ces agissements car, pour elle, ils mettent en danger la vie de paisibles gens et des institutions du pays. Et Dolly Ibefo, directeur exécutif de la VSV, en clôturant le point de presse, a regretté que de hauts responsables de notre pays s’adonnent encore de telles pratiques. RSK

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