Mbanza-Ngungu : les structures sanitaires face à une mauvaise conservation des produits de la santé de la reproduction

Située dans  la province du Bas Congo, la ville de Mbanza- Ngungu n’est pas à l’abri de l’échec face aux objectifs 4 et 5 du millénaire. Il s’agit de la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile d’ici 2015. Résultat qui ne sera atteint que grâce à une bonne sécurisation des produits liés à la santé de la reproduction(SR). Avec cinq zones de santé, la ville de Mbanza Ngungu exprime un besoin énorme en ce qui concerne l’approvisionnement en médicaments liés à la santé de la reproduction. Selon le médecin chef de zone Philippe Pululu, même si une cartographie des maternités est mise en place, les besoins exprimés par la base ne sont pas respectés lors de la distribution des produits. Pour remédier à cette insuffisance du bureau central, une politique managériale est mise en place afin de compléter les molécules manquantes. Car, l’appui de l’Unfpa qui était trimestriel a cédé à une irrégularité. Cette irrégularité est non seulement en termes de commodité mais aussi de supervision et contrat de performance. Si ces produits sont livrés avec régularité comme cela était le cas au paravent, cela nous met à l’abri des décès maternels, a-t-il expliqué. Malgré cela, il sera possible pour la RDC non pas d’atteindre d’ici 2015 les objectifs 4 et 5 du millénaire, mais de se rapprocher ceux-ci.

 En plus de la quantité insuffisante des médicaments, car le nombre des structures à couvrir est passé de huit à vingt cinq, la zone de santé de Mbanza-Ngungu connait aussi un problème de stockage des médicaments, a déclaré Elysée Mbuata Nkalu, infirmière A1, préposée à la pharmacie du bureau central de Mbanza-Ngungu. La petite pharmacie qui sert au stockage de médicaments ne répond pas aux normes requises pour l’entreposage. En dépit de ses difficultés ainsi que de l’exposition  à même le sol des médicaments au centre de santé  Tadila, le  préposé à la pharmacie de la clinique Noki, Bondi Léon, se réjouit du soutien de l’Unfpa.  Bien qu’irrégulière, cette assistance  donne un coup de souffle à la clinique car, même des produits rares sur le marché sont présents dans le lot offert par l’Unfpa».  Si auparavent, l’hôpital était incapable d’acheter 100 rouleaux de coton, avec le projet, nous possédons cette quantité  disponible. Même chose aussi en ce qui concerne l’approvisionnement en gants. Dans le temps, c’est à l’aide des gans en vrac que qu’une femme venue pour accoucher était soignée. Avec l’arrivée de l’Unfpa, l’hôpital est en possession  des gants stériles. Nous donnons aussi certains produits gratuitement pour les femmes.  A cela s’ajoute aussi la prise en charge gratuite de certaines femmes qui ne trouvent plus d’inconvénient pour contacter la maternité lors d’un accouchement. Pour mettre fin au problème de péremption ainsi que sur stockage, le bureau central, principale source d’approvisionnement pour la ville de Mbanza-Ngungu est convié de prendre en compte les besoins exprimés par les structures partenaires.                                                                   Yves Kadima

Leave a Reply