Matthieu Mpita accusé d’être à la base d’une grève générale à la RVF

Depuis hier dans l’avant-midi, les agents de la Régie des Voies Fluviales ont déclenché une grève illimitée et cela, sans avoir au préalable émis un préavis à l’autorité compétente. Comme motif de ce débrayage qui étonne tout le monde, les grévistes se disent  surpris par la décision arrêtée depuis avant-hier par le ministre des Transports et Voies des Communications sous forme des mesures d’application des statuts de la RVF consécutivement au changement des statuts d’un établissement Public dénommé RVF.

 Dans la lettre incriminée, le ministre Matthieu MPITA indique que « la structure organique actuelle de l’Etablissement comprend le Conseil d’Administration avec 5 membres dont le directeur général. La direction générale de la Régie, précise-t-il, est assurée par un directeur général assisté par un directeur général adjoint et le collège des commissaires aux comptes. Le Comité de Gestion est supprimé et le directeur général adjoint ne siège au conseil d’administration qu’en l’absence du directeur général et l’entreprise est placée sous la tutelle unique du ministère des Transports et Voies des Communications ».
Concernant le sort des anciens membres du comité de gestion, le ministre MPITA écrit qu’ils vont expédier les affaires courantes jusqu’à leur éventuel remplacement par ordonnance présidentielle. En attendant, ils seront désignés, à titre intérimaire, par arrêté ministériel dans les prochaines  heures à titre de directeur général et directeur général adjoint conformément aux textes en vigueur. Quant aux anciens mandataires, notamment l’administrateur directeur technique et l’administrateur directeur financier, le ministre précise qu’ils sont invités « à lever l’option de reprendre leurs fonctions de directeurs contractuels ou de demeurer administrateurs passifs jusqu’à nouvel ordre ». 

Mais seulement voilà ! La mesure d’application est pleine des contradictions. Car, au lieu de reprendre les deux mandataires suspendus illégalement et irrégulièrement depuis près de huit mois par sa collègue du Portefeuille, le ministre MPITA a placé l’un de ses proches au poste de directeur général. Alors que dans sa lettre Matthieu MPITA indique que l’ancien administrateur directeur général et son adjoint devraient expédier les affaires courantes jusqu’à leur éventuel remplacement par une ordonnance présidentielle. Or, à ce jour, se plaint-on du côté de la délégation syndicale, il n’y a pas encore une ordonnance présidentielle révoquant les deux anciens mandataires et nommant à leur place un directeur général et son adjoint. Ensuite, le ministre des Transports et Voies des communications s’est précipité à placer l’un de ses proches, en l’occurrence son conseiller politique, ce qui  est en violation de l’ordre institutionnel issu de l’ordonnance N° 008/04 du 12 janvier 2008. On rappelle que l’Adg suspendu provient du PPRD, son adjoint de l’UDEMO et celui qui est placé à la tête de la RVA vient du PALU.

Castro 

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