Masina : bagarre sanglante à cause des poussins

justice-balanceMputu Mukengeshay, un jeune homme d’une vingtaine d’années et les siens sont en procès contre Mukengeshay Lumbala et ses enfants ( Junior,  Aurélie Kalanga, Angèle…) au Tribunal de Paix de Ndjili.  Les deux familles voisines habitent à Masina. Violation de domicile, coups et blessures volontaires, injures publiques, dénonciation calomnieuse….  sont quatre des cinq  préventions retenues à charge des prévenus. Il y a de cela plusieurs mois, les poussins élevés par Mukengeshay étaient entrés chez leurs voisins et ont disparu. L’éleveur de  volaille s’était rendu chez ses voisins pour s’enquérir de cette situation. Il s’en est suivi une brouille et même une bagarre entre les deux familles en  date du 13 août 2013. Mukengeshay s’en est sorti avec une grave blessure à la tête.  Cette affaire  est enrôlée sous RP 13110/ 13245. L’audition des témoins a eu lieu hier mercredi 11 juin 2014.

         Appelé à la barre, le renseignant Kaninda a affirmé être descendu au lieu de la bagarre sur insistance d’une fillette de 10 ans. Arrivé sur le lieu, il a vu Junior ceinturer Mputu. Demandant en vain à Junior de se calmer, il s’entendra dire qu’il ne pouvait pas le laisser car  Mputu venait de blesser son père. Junior a amené Mputu au container de police. A l’en croire, Mputu était mal en point.  Il se plaignait des douleurs.

         Un opj de police également cité comme témoin, a affirmé que Mputu a été amené à la station de police par les forces de l’ordre. Cette assertion a été contestée par Mputu. Il y avait de la boue sur les habits de Mputu, a ajouté cet opj.

         Me  Elie Kamuanya, avocat de Mputu et consorts, a estimé qu’il y avait des contradictions entre les deux personnes  et sollicité du tribunal la comparution de trois autres témoins cités par ses clients. Les trois  témoins, a-t-il précisé, vont par leur déposition, mieux éclairer le tribunal.

Les avocats de Mukengeshay et consorts ont affirmé que ce procès est devenu interminable. Ayant saisi le Tripaix de Ndjili par voie de citation directe, leurs contradicteurs veulent forcer la main du tribunal, ont-ils noté. Le ministère public s’est opposé au renvoi de cette affaire à trois semaines comme proposé par Me Kamuanya. Il a précisé qu’une affaire pénale requiert célérité.

         Profitant d’une pause d’au moins quinze minutes  décrétée par le juge président Taunya, l’avocat de Mputu et consorts a déposé  un acte d’appel au greffe. A la reprise de l’audience, le juge a décrété la surséance de cette affaire en attendant que le juge d’appel se prononce sur cet acte d’appel.

Kapinga Laurentine

(stagiaire de l’Ifasic) et Jean-Pierre Nkutu   

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