Des malfaiteurs frappent à Mpasa I

  Le registre des actes de banditisme commis dans le district de Tshangu, est le plus fourni de la ville de Kinshasa, avec un taux de criminalité toujours élevé. Après les vols à main armée en série au quartier Mangengenge à Nsele, c’est le quartier Mpasa I qui vient d’être le théâtre d’une agression perpétrée sur une femme commerçante par des hommes armés.
C’était dans la nuit de lundi 27 au mardi 28 octobre 2014. Peu avant la tornade qui s’est abattue sur Kinshasa, Maman Molato, couturière de son état, habitant sur avenue Efonge, ne parvenait pas à fermer l’œil. Un vent violent soufflait sur les maisons, menaçant d’emporter les toitures mal construites et d’arracher des arbres légèrement enracinés. Ses deux fillettes plongées dans un profond sommeil, la femme commerçante demeurait toujours éveillée.

Un craquement et la porte du salon cédait, laissant entrer cinq malfaiteurs. A pas feutrés, Mme Molato se dirigea alors dans cette pièce où elle se retrouva nez-à-nez avec ces mécréants. Que cherchez-vous dans ma maison, je ne suis qu’une pauvre femme ? Le chef de bande l’a surpris en disant que c’est elle qu’ils cherchent. Et pour quelle raison ? Il paraît que Maman Molato avait fait fuir la copine à un membre de la bande. D’où ces représailles.
Depuis qu’elle habite sur avenue Efonge, avec ses deux fillettes, l’une âgée  de 8 et l’aînée, de 11 ans, la couturière n’a pas accueilli une autre fille. Pour elle, ce motif est fallacieux. Car elle verra les bandits visiter toutes chambres et emporter comme butins, d’abord le lot des habits lui confiés pour coudre, ensuite, quelques appareils électroménagers, et autres effets de valeur.
Mme Molato se rappelle également leur avoir donné ses économies, mais c’était sans compter avec la cruauté de ces inciviques, heureux de  brutaliser une femme sans défense et ses deux fillettes déjà terrifiées.
Pendant deux heures, ils se sont livrés aux séances de tortures de toutes sortes, comme s’ils étaient instigués par une main invisible. Des rumeurs allèguent même qu’il s’agirait d’une action commando dont l’initiateur serait vraisemblablement une concurrente.
Vers 4 heures, au moment de quitter le domicile de leur victime, les cinq malfaiteurs ont connu un accrochage avec des policiers alertés par des voisins de la couturière. Des tirs d’armes ont crépité dans ce quartier sans faire de dégâts. Ce qui a fait terrer dans leurs maisons, les habitants de cette partie de Kinshasa.
Au moment où nous couchons ces lignes, des investigations ont été lancées par les services de la police du district de Tshangu d’une part, et d’autre part, par les limiers du Groupement de recherches et d’investigations, pour tenter de retrouver cette bande des malfaiteurs aux multiples motivations criminelles.
Pour l’instant, on retient que la recrudescence du banditisme de ces derniers temps, est l’œuvre de plusieurs groupes de malfaiteurs qui opèrent de manière isolée, chacun dans son fief. Il revient donc à la population, victime de ces actes de brigandage et du climat d’insécurité, de localiser des cachettes de ces délinquants, de les dénoncer, afin d’accélérer leur capture pour la restauration de la sécurité.
J.R.T.

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