Maker Mwangu salue la collaboration entre la Kinshasa et Bruxelles

La coopération entre la RDC et le Royaume de Belgique a été de nouveau à l’honneur, à l’occasion de la clôture, vendredi 9 septembre 2011, au Centre d’accueil Mgr Shaumba, de l’atelier de validation des outils de mise en œuvre des programmes référentialisés en approche pédagogique par compétences et de réflexion sur le cadre national de certification en enseignement technique et formation professionnelle en RDC.

Le ministre congolais de l’EPSP a salué en effet, la coopération entre notre pays et la Belgique, dans le domaine de l’éducation. Il a particulièrement apprécié le travail abattu par le Projet d’appui à l’ETFP/CTB qui non seulement finance, mais apporte une expertise avérée dans la mise en œuvre du chantier réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Dans son allocution, Maker Mwangu a mis en exergue les piliers du développement de l’éducation que sont l’accès, la pertinence, la qualité et l’équité qui exigent la prise en compte de tous les parcours de la formation. Cela revient, a-t-il dit, à penser autrement les systèmes d’évaluation et de certification dans un cadre national cohérent et intégratif pour l’enseignement technique et professionnel dans une dimension à la fois nationale, régionale et internationale.

Par la validation de nouveaux outils, le ministre congolais de l’EPSP a fait savoir que les directeurs chefs de services centraux, les inspecteurs généraux adjoints, les inspecteurs principaux provinciaux, deviennent à ses yeux, des vecteurs des innovations auprès des structures de formation sous leur responsabilité, en s’assurant du bon déroulement de la mise en œuvre de la réforme en enseignement technique et formation professionnelle dans les établissements scolaires.
Pour le patron de l’EPSP, la pratique de nouvelles approches pédagogiques par les enseignants sur terrain de l’enseignement – apprentissage nécessite impérativement leur formation et la maîtrise, afin d’éviter des applications erronées qui ne peuvent que produire des résultats non désirés.
Voilà pourquoi il a chargé les participants à assurer la formation des inspecteurs itinérants en premier lieu, pour qu’ils aillent former à leur tour, les enseignants et les rendent capables de bien enseigner et de bien encadrer les élèves.

Il s’est dit heureux de noter parmi leurs activités, des échanges en travaux de groupes, sur les différences et les similitudes entre les approches pédagogiques par les objectifs et par les compétences. Ces approches et l’approche pédagogique par les situations se complètent pour produire dans les applications correctes un enseignement – apprentissage pertinent à la fois par la qualité et les résultats attendus.
Il a terminé par souligner le fait que la mise en test de dix programmes scolaires référentialisés en approche pédagogique par compétence qui s’ajoutent aux six des options agricoles, matérialisent la collaboration entre le Royaume de Belgique et la RDC, par l’entremise des projets d’appui de notre système éducatif.

La coopération belge soutient depuis des années, la réforme de l’ETFP en RDC

L’attaché de coopération internationale à l’Ambassade de Belgique a pris la parole, pour souligner quant à lui, le travail important réalisé par la Coopération technique belge à travers le projet d’appui à la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Depuis novembre 2009, cette réforme a été mise en œuvre avec bon nombre des partenaires pour l’amélioration de l’ETFP, et plusieurs résultats louables ont été enregistrés. Koen van Acoleyen a cité entre autres, l’élaboration des curricula en enseignement technique et formation professionnelle, de l’annuaire de l’ETFP, la formation de formateurs dans les provinces éducationnelles, et l’appui stratégique à la réalisation de la cartographie de l’ETFP, de programmes référentialisés en approche pédagogique par compétences.
L’attaché de coopération internationale de l’ambassade de Belgique a émis le vœu de voir enfin, harmonisées les vues entre responsables du système éducatif congolais autour des programmes référentialisés en approche par compétences et renforcées les capacités des acteurs de terrain, avant d’indiquer que beaucoup des défis restent à relever.

Le coordonnateur du projet d’appui à l’ETFP/CTB, Joël Leroy, a quant à lui, mis un accent particulier sur les travaux de l’atelier qui rêvet un caractère important dans la réforme de l’enseignement technique et formation professionnelle. C’est là un vaste chantier qui a pris en compte à la fois, la valorisation des outils de mise en œuvre des programmes référentialisés en approche par compétences et la définition du cadre national de certification de l’ETFP en RDC, pour une meilleure adéquation formation – emploi.

Après avoir insisté sur le caractère productif de l’atelier, Joël Leroy a indiqué qu’il y avait matière à réflexion institutionnelle, formative et normative. Surtout qu’il s’agissait en outre de préparer les curricula de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Avec la validation de dix programmes référentialisés en approche pédagogique par compétences, le coordonnateur du projet d’appui à l’ETFP estime que les objectifs de l’atelier sont largement atteints et il ne reste plus que le travail de suivi de leur mise en œuvre sur le terrain.

L’inspecteur général de l’EPSP a tenu à rappeler les principaux objectifs de la réforme de l’ETFP, qui imposent à l’inspecteur. L’appropriation de nouvelles approches pédagogiques introduites dans le système éducatif spécialisé congolais. Il a exhorté les participants à s’investir chacun dans le suivi de la mise en œuvre des programmes référentialisés en APC, dans la restitution des travaux de cet atelier auprès de leurs collaborateurs dans les provinces éducationnelles, la formation des formateurs et la mise en test des outils d’évaluation de l’ETFP.

Enfin, Mme Bernadette Ndaya, inspectrice principale provinciale de Kananga II, a lu une série de recommandations adoptées à l’issue de cet atelier qui s’adressent au gouvernement central, aux inspecteurs généraux adjoints et aux inspecteurs principaux provinciaux.
Cette cérémonie s’est terminée par la remise des brevets de participation aux inspecteurs généraux adjoints et aux inspecteurs principaux provinciaux. En remettant les diplômes d’Etat de 2008, le ministre de l’EPSP a insisté sur le fait que cela devait se faire gratuitement dans toutes les provinces éducationnelles de la RDC.

J.R.T.

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