Maker Mwangu plaide pour un statut particulier de l’enseignant

IMG_0463C’est en vrai pédagogue que Maker Mwangu, ministre de l’EPSP et de l’ESU à titre intérimaire a fait hier au Sénat l’économie du projet de loi portant statut particulier du personnel des établissements publics de l’enseignement national.

Pour mieux faire passer le message, il a eu recours aux langues nationales pour exprimer l’importance du sujet et asseoir la vision d’un système éducatif tourné vers le renouveau, le développement et la réalisation de l’être dans toutes ses dimensions.

Après avoir souligné que l’éducation est avant tout un droit inné, le ministre a rappelé que le dernier rapport mondial de l’UNESCO sur l’éducation pour tous affirme que dans le monde, les traités et les lois reconnaissent en l’éducation un droit humain fondamental.

L’éducation transmet les connaissances et les compétences qui permettent à chacun de donner toute sa mesure. Elle contribue à la réalisation des autres objectifs du développement. L’éducation réduit la pauvreté, multiplie les possibilités d’emploi et favorise la prospérité économique. Elle offre à tous la chance de mener une vie saine, assoie la démocratie sur des bases plus solides, fait évoluer les attitudes pour que l’environnement soit mieux protégé, etc.

L’éducation, a soutenu le ministre, multiplie les chances des filles et des femmes de trouver un emploi, d’être en bonne santé et de participer pleinement à la société. Elle a aussi une forte incidence sur la santé de leurs enfants et accélère la transition des pays vers une croissance démographique.

            Faisant appel à quelques sagesses dans nos langues nationales, Maker Mwangu déclare : « l’éducation ennoblit, le travail nourrit ».

            Abordant le chapitre de la qualité de l’enseignement, il a fait remarquer qu’un système éducatif ne vaut que ce que valent ses enseignants. Valoriser leur potentiel est essentiel pour améliorer la qualité de l’apprentissage. La qualité de l’éducation s’améliore lorsque les enseignants sont soutenus, et elle se dégrade lorsqu’ils ne le sont pas.

            Justifiant la nécessité d’un statut spécial pour l’enseignant, le ministre a souligné que le travail de celui-ci ne se limite pas à l’école ni à l’université. L’enseignant poursuit son travail à la maison ou ailleurs pour préparer les enseignements. Quand il n’enseigne pas, il prépare les outils pédagogiques ou se forme. Car pour enseigner, l’enseignant doit apprendre sans cesse en vue de s’adapter aux évolutions technologiques, politiques, sociologiques, et culturelles de son environnement immédiat et du monde.

            «Le métier d’enseignant, quel que soit le niveau maternel, primaire, secondaire ou tertiaire, a les mêmes exigences. Aussi, le gouvernement vous soumet-il un projet de loi unique portant statut particulier du personnel des établissements publics de l’enseignement national. Bien qu’unique, nous l’avons assorti des particularités liées aux différents sous-secteurs de l’enseignement national : maternel, primaire et secondaire, supérieur et universitaire, ainsi que de l’éducation non formelle ».

            La loi s’inscrit dans le cadre des mesures d’application de la loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national tel que prévu respectivement par les articles 209 pour le sous-secteur de l’enseignement maternel, primaire et secondaire, ainsi que 211 pour le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire.

            Pour ce qui est du personnel enseignant de l’éducation non formelle, un accent particulier est mis sur la réhabilitation du personnel qui œuvre à la mission éducative. Il est admissible que, par extension, ce personnel soit également régi par ce même statut particulier, plaide le ministre.

            Par railleurs, le ministre affirme que des innovations essentielles sont contenues dans cette loi-cadre portant reconnaissance d’un statut particulier du personnel des établissements publics de l’enseignement national.

            D’abord, la loi vise la revalorisation de la fonction enseignante. L’article 30 dispose : « l’Etat s’engage à valoriser la fonction enseignante et à respecter le statut particulier du personnel de l’enseignement national ».

            Le projet de loi se rapporte plus particulièrement aux domaines ci-après de la fonction enseignante : les cadres organiques, le recrutement, la carrière, les prestations, les congés, les cotations et l’avancement, la promotion, la rémunération, les avantages sociaux et autres primes pour fonction spéciale, les régimes disciplinaires, l’éméritat et l’honorariat.

Dom 

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