Maker Mwangu apprécie l’étude réalisée par le projet AETFP

 

La réforme de l’enseignement technique et professionnel poursuit son cours normal, avec la même détermination des décideurs politiques congolais et le même engagement des partenaires techniques et financiers de la RDC. Nous en voulons pour preuves, la multitude d’initiatives dont la réforme curriculaire, la cartographie de l’ETFP, l’annuaire  de l’ETFP, l’introduction de l’approche par compétences comme méthode pédagogique privilégiée, pour ne citer que celles-là, ainsi que l’étude sollicitée par le ministre de l’EPSP Maker Mwangu que vient de réaliser l’équipe des experts du Projet d’appui à l’enseignement technique et professionnel, grâce au financement de la Coopération technique belge.

            Cette étude scientifique très bien articulée et abondamment documentée, comme il faudrait le signaler, a été présentée mardi dernier, au ministre de l’EPSP, par le coordinateur du Projet d’appui à l’ETFP, Joël Leroy, secondé par le coordonnateur adjoint Désiré Nkoy, au cours d’une réunion technique à laquelle assistaient, outre le secrétaire général à l’EPSP, l’inspecteur général à l’EPSP, et des conseillers du cabinet du ministre et le conseiller Kasonga Nyembo du vice-ministre à l’EPSP, les inspecteurs de l’EPSP et les directeurs de la province éducationnelle. Les partenaires techniques et financiers du ministère, l’Apefe, le VVOB, l’Unesco, ainsi que le conseiller Koen Acoleyen chargé de la coopération technique internationale à l’Ambassade de Belgique en RDC ont pris part à cette rencontre.

            Cette étude a été appréciée à sa juste valeur par le patron de l’enseignement national, tant pour sa qualité que pour sa pertinence. Car, dans sa vision de la réforme de l’ETFP, ces deux sous-secteurs de l’éducation nationale, s’ils sont ajustés aux besoins socio-économiques locaux, provinciaux et nationaux, ils constituent une industrie par excellence, de production des ressources humaines, des hommes et des femmes de métiers qualifiés et compétents, indispensables à la modernisation de notre pays, à la croissance économique, à la lutte contre la pauvreté et au développement socio-économique.

            A ce sujet, Maker Mwangu relève que les actions prioritaires de rationalisation de ce sous-secteur inscrites par le ministère, dans son plan d’action, visent à assurer une plus grande visibilité, à la fois qualitative et quantitative de l’EPSP. Et la transformation progressive des écoles d’enseignement secondaire général vers les écoles d’enseignement technique et professionnel, se positionne désormais comme le cheval de bataille du chantier de la réforme éducative au niveau du ministère.

            Exprimant toute sa satisfaction, le ministre de l’EPSP se réjouit du fait que cette étude de transformation vise à mettre à la disposition des autorités du système éducatif, un ensemble d’informations pertinentes, d’orientations stratégiques et de modélisations pouvant leur permettre de prendre des décisions avisées sur le développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Ce qui leur permettra de disposer d’une offre de formation technique et professionnelle de qualité et en adéquation avec les besoins socio-économiques d’une part, et d’autre part, d’atteindre à terme, pour l’enseignement secondaire, le ratio de 60 % de structures de formation technique et professionnelle contre 40 %d’écoles secondaires générales. Et ainsi rationaliser l’offre actuelle de 70 % de l’enseignement général et 30 % de l’enseignement technique et formation professionnelle.  Dans ce contexte, Maker Mwangu réalise que cette étude de transformation pour le redressement et le développement de l’enseignement technique et la formation professionnelle vient compléter le dispositif de mise en œuvre du processus de refondation de l’ETP en tant que vivier de ressources humaines compétentes et adaptées aux besoins de l’économie nationale.

            Pour terminer, le patron de l’enseignement national a loué le choix du chef de l’Etat qui a fait du chantier éducation, l’une de ses grandes priorités, avant d’inviter les partenaires techniques et financiers à s’arrimer aux priorités ainsi dégagées par son ministère, et de remercier la CTB pour son accompagnement sans relâche.

            Donnant les articulations de son travail, Joël Leroy, le coordinateur du Projet d’appui à l’ETFP, a rappelé que cette étude est le fruit d’une réflexion débutée en septembre 2012 et qui devait cadrer avec la vision du ministère liée aux besoins socio-économiques de la RDC. Elle met en exergue les enjeux de l’ETFP et les insuffisances du système éducatif congolais. Car, a-t-il fait remarquer, avec sa superficie, ses potentialités, ses énormes besoins socio-économiques, la RDC manque cruellement la main-d’œuvre compétente et qualifiée en adéquation formation-emplois. L’étude repose, note Joël Leroy, sur deux piliers centraux et a produit trois modélisations types. A l’issue de la récolte des données sur l’ensemble du territoire, 9.000 points ont été recensés pour qualifier l’offre technique, 1070 pour les Affaires sociales et 115 de la Jeunesse. Avec les modélisations, l’on peut mettre en place un dispositif qui puisse rayonner à travers le pays. Il consiste en une pyramide qui comprendra à son sommet, des centres d’excellence équipée en haute technologie, assurant la formation des formateurs de haut niveau, et à la base, des centres d’apprentissage, de formation, offrant des pistes de sortie pour les apprenants qui sont qualifiés pour un métier, et pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures ou universitaires. Dans cette réflexion, on également abordé les questions liées à la formation des personnes avec handicap qui devraient eux aussi bénéficier des avantages de cette formation qualifiante et certifiante. Ce qui, à ses yeux, va renforcer la crédibilité de l’ETFP qui ne devra plus être un déversoir d’autres systèmes.

            Pour y parvenir, l’étude ne propose pas la suppression des écoles existantes, mais la réorientation du cadre. En partant de l’offre existante, on fait le tri, on évite les doublons et on renforce les structures existantes. L’objectif pour le coordinateur du PAETFP est d’augmenter l’espérance de réussite.

            Intervenant lors du débat, Koen Acoleyen, conseiller chargé de la coopération technique internationale à l’ambassade de Belgique, a indiqué que la CTB a appuyé cette étude qui offre une bonne base pour la réforme de l’ETFP. Aussi a-t-il félicité les auteurs de l’étude, Joël Leroy et toute son équipe, ainsi que tous les ministères techniques impliqués dans la réforme de l’ETFP. Enfin, il a émis le vœu de voir créé sous l’égide du ministère de l’EPSP, un cadre permanent de concertation sur l’ETFP devant servir d’espace d’échanges où les experts et tous les partenaires viendront réfléchir sur des questions qui requièrent leur conseil ou leur appui.

            Répondant à certaines questions posées par des inspecteurs de l’EPSP, Désiré Nkoy, coordonnateur adjoint au Projet d’appui à l’ETFP, a indiqué que pour la sensibilisation et la communication, il faut un certain nombre d’incitants pour la prise en charge des apprenants par les parents qui n’ont pas encore pris conscience des enjeux et des avantages de cette réforme de l’ETFP. Il a évoqué le problème du cadre juridique qui devait fixer une nouvelle réglementation adaptée à la création et à l’agrément de nouvelles écoles.                J.R.T.    

 

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