L’Union pour la Nation indignée

      L’Union pour la nation a élevé hier, ses protestations à la suite de la fermeture dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 juillet 2010, des signaux de deux chaînes de télévision de l’opposition appartenant au sénateur Jean-Pierre Bemba, ainsi que celui de la Radio Liberté Kinshasa, tous émettant à partir de Kinshasa.

      Cette coalition politique ayant le MLC pour locomotive, constate que la Constitution a été violée, en son article 23 qui stipule que : «  Toute personne a droit à l’information. La liberté de la presse, la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication, sont garanties sous réserve du respect de l’ordre public, de bonnes mœurs et des droits d’autrui ».
 Pour son porte-parole, de tels actes relèvent du gangstérisme d’Etat et tentent de caporaliser la presse. En enclenchant sa campagne électorale avant la campagne officielle, fait remarquer l’Union pour la nation, l’actuelle majorité au pouvoir caresse l’idée de réduire l’opposition au silence en s’attaquant aux médias appartenant à ses dirigeants ou aux médias supposés leur appartenir.
 Le porte-parole a également fait observer que la Haute Autorité des Médias demeure inactive en laissant le pouvoir exécutif marcher sur ses attributions à travers ses actes liberticides et démocraticides posés de façon constante.

 

      C’est dans cette même logique, a-t-il fait observer, que les médias d’Etat sont privatisés en violation de l’article 24 de la Constitution qui stipule : « Les médias audiovisuels et écrits d’Etat sont des services publics dont l’accès est garanti de manière équitable à tous les courants politiques et sociaux. Le statut des médias d’Etat est établi par la loi qui garantit l’objectivité, l’impartialité et le pluralisme d’opinions dans le traitement et la diffusion de l’information ».
 Pour toutes ces raisons, cette coalition politique d’opposition réclame que justice soit faite et que CCTV, CKTV et Ralik soient rétablies dans leurs droits.

 J.R.T.
  

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