L’UDPS-USA répond à l’Ambassadeur Cohen

Il est pénible d’entendre l’Ambassadeur Herman Cohen tirer une conclusion contradictoire avec les prémices de la réalité. Après avoir reconnu qu’il y a eu fraude et même des fraudes ridicules, il tire la conclusion selon laquelle elles n’ont eu aucune incidence sur le classement final. Cela est une indication que ce qui s’est passé en RDC n’est pas le fait du peuple congolais, mais c’est l’application d’une volonté venue de l’extérieur. Quoi d’étonnant que le peuple congolais puisse dire que la communauté internationale lui a volé sa victoire et les élections n’étaient qu’une piètre couverture, donc un piège tissé de fil blanc et destiné à pousser M. Tshisekedi à légitimer une mascarade qui, en réalité, s’est retournée contre ses commanditaires et contre les hommes au pouvoir à Kinshasa.

Qu’est-ce qu’on fait d’un fraudeur?  On le sanctionne par la déchéance et on le traduit devant la justice.
Aux Etats-Unis, quand on découvre qu’un athlète avait frauduleusement gagné un titre, on le dépouille de son titre et on le met devant la justice. Cela est arrivé avec l’athlète Marion Jones qui, non seulement a été dépouillée de ses titres, mais a dû purger une peine de prison. L’ancien gourverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, vient de se voir condamné à 14 ans de prison.

La loi électorale prévoit tout cela en RDC. Mais la volonté de la communauté internationale fait de nos lois des chiffons. Nous savons pourquoi. La colonisation du Congo continue et les maîtres du monde utilisent la corruption pour dominer des peuples.

En outre, l’Ambassadeur Cohen affirme qu’en Afrique, un Chef d’Etat qui organise les élections, ne le fait pas pour les perdre. Donc, l’Afrique est une exception en matière d’élections pendant qu’en Occident, un président en exercice n’est jamais assuré d’être réélu.  Aux Etats-Unis on connaît des présidents qui n’ont fait qu’un terme. C’était le cas des Présidents Ford, Carter et Bush père.
Quand c’est l’Afrique, la règle change.

Cela rappelle une émission que l’Ambassadeur Cohen avait animée sur code 243 au cours de laquelle il avait affirmé que Kabila gagnerait les élections. Ce n’est pas étonnant que cela se soit réalisé, même avec une montagne de fraudes.

Laissez-nous terminer sur une note du lointain passé. Dans les années quatre-vingt-dix, M. Cohen au service du dictateur Mobutu avait défiguré la réalité en accusant M. Tshisekedi d’entretenir une milice. Il était la caisse de résonnance de son client Mobutu. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait des dessous de cartes très lourds dans ce qui se passe au Congo.

C’est une bonne chose de le savoir et M. Cohen qui n’a pas de restrictions administratives dit à haute voix ce qui se dit dans les coulisses du pouvoir.

Mais, cette fois, nous ne laisserons pas passer l’imposture.

Kanku P Kalala

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