L’UDPS demande l’invalidation du candidat président Kabila

« Faisant application de l’article 36 de la loi numéro 11/003 du 25 juin 2011 modifiant la loi numéro 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, je viens solliciter ‘la radiation du candidat président de la République KABILA Kabange Joseph inscrit sur la liste au numéro 3è pour la violation systématique de l’article précité ». Cette sollicitation est contenue dans une plainte que le parti politique U.D.P.S. (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a déposée, hier lundi 14 novembre 2011, sur la table du Président du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Kinshasa/Gombe et rendue publique dans la même journée, au siège de ce parti, dans la commune de Limete, lors d’un point de presse tenu par Me Jacquemain Shabani Lukoo, Secrétaire général de ce parti et signataire de cette plainte.

Il a articulé sa conférence de presse autour de trois points essentiels : les précisions sur la tournée électorale du président national de l’Udps ; l’évaluation du processus électoral en cours et la plainte de l’Udps pour la radiation du candidat Kabila. Poursuivant ses explication sur ce dernier point – conformément à sa plainte – Me Jacquemain Shabani a précisé que le candidat indépendant à la présidentielle et chef de l’Etat sortant Kabila Kabange Joseph s’est permis d’utiliser les biens, les finances et le personnel de l’Etat pour sa campagne électorale en faisant fi du fait que le patrimoine de la République est la propriété commune de tous les Congolais.

Une cartographie des bureaux dévoilée en retard

En substance, il a démontré que le candidat Kabila Kabange Joseph tombe sous le coup de l’article 36 de loi électorale « en ce qu’il a posé ou fait poser ses affiches dans les établissements et organismes publics notamment dans le Stade des Martyrs, à Kinshasa ; dans le Stade Frederick Kibassa à Lubumbashi ; à l’aéroport international de Ndjili, de Lubumbashi et de Kisangani. Il utilise l’avion officiel, les hélicoptères de l’armée nationale à des fins de campagne. Il utilise les militaires des Fardc comme agents de campagne ; le dernier cas signalé est à celui de Walikale où des éléments des FARDC ont organisé une caravane motorisée en distribuant ses affiches. Il utilise les médias publics notamment la RTNC à son seul profit». Me Jacquemain a conclu qu’il s’agissait là, sans plus ni moins d’un cas d’abus des biens de l’Etat dont se rend coupable le candidat Kabila. A ce sujet, il a note que la Ceni doit montrer maintenant qu’elle est réellement impartiale et au milieu du village : elle doit trancher en appliquant la loi dans toute sa rigueur en radiant sans atermoiement le candidat Kabila Kabange de la liste des candidats présidents de la République pour les élections du 28 novembre 2011.
En outre, le secrétaire général de l’Udps a fustigé le retard de la communication de la cartographie des bureaux de vote. Selon lui, une simple vérification des adresses de ces bureaux a révélé que nombreux sont ceux qui sont introuvables, sans adresses ou simplement logés dans les maisons des membres de la Majorité présidentielle. En outre, il a signalé le non respect des délais d’accréditation des témoins. Tout ceci, a-t-il affirmé, en contradiction avec la loi organisant les élections. Enfin, le secrétariat général de l’Udps a remis une déclaration politique qui explique, point par point, les motivations de ce parti pour comprendre, sans aucune passion, les dernières déclarations d’Etienne Tshisekedi sur l’incarcération de ses combattants.

R.S.K.

Déclaration politique de l’UDPS relative à la déformation intentionnelle des propos de son président sur la RLTV le dimanche 07/11/2011
L’opinion se souviendra qu’en date du 7/11/2011 dernier, le Président de I’UDPS, Monsieur Etienne TSHISEKEDI a accordé une interview à la RLTV.

Au cours de cette interview, il a donné des réponses claires aux questions lui posées au sujet du processus électoral tel qu’il est conduit par la CENI, les préalables soulevés par l’opposition pour garantir la crédibilité des élections et le non respect des droits de l’homme dont sont victimes les Combattants de l’UDPS à la veille et en pleine campagne électorale.
L’UDPS constate avec regret que ces propos ont été déformés par malveillance sans doute dans le but de nuire à l’image de son Président.

A ce propos,
* L’UDPS déplore les propos et déclarations épidermiques et malencontreuses des membres de la Majorité Présidentielle et d’une certaine presse écrite et audiovisuelle aussi bien locale qu’étrangère consécutives à la déclaration de son Président Etienne TSHISEKEDi, qui est le 1er Docteur en Droit de la RDC, et cela, sans avoir pris le temps de cerner les circonstances dans lesquelles il a fait sa déclaration et de contextualiser cette dernière.

* L’UDPS constate avec regret que ces membres de la Majorité Présidentielle ont fait montre d’un sophisme dégoûtant et grossier, jusqu’à verser dans l’insulte contre son Président.

* L’UDPS condamne avec la dernière énergie les propos vexatoires, injurieux et calomnieux de Monsieur Bongeli et surtout de Monsieur Lambert Mende qui s’est avec délectation adonné dans une logorrhée logomachique d’où transparait une haine viscérale à l’endroit de son Président Etienne TSHISEKEDI et cela jusqu’à étaler sur la place publique son ignorance du concept juridique < menace qu’il a utilisé abusivement dans ses propos.

* L’UDPS défie les détracteurs de son Président à l’instar de Monsieur Lambert Mende, Ministre de l’Information de surcroît’ de démontrer, l’opinion nationale et internationale que l’expression « akolela na munoko ya mboka » (il va pleurer dans sa langue maternelle)’ expression utilisée à son tour par NGOY MULUNDA de la CENI à l’égard de son Président TSHISEKEDI, figure juridiquement dans le répertoire de termes qualifiés d’infraction de menace par le code pénal congolais.

* L’UDPS félicite son Président, qui est le 1er Docteur en droit de la RDC pour avoir, dans un langage codé du droit de haut niveau et de haute stratégie politique, confondu tous ses détracteurs avant de les envoyer aux études pour aller apprendre :
a) ce que sont la légitime défense et la résistance légitime consacrées par la Constitution et le droit congolais dans un pays de non Etat, des arrestations arbitraires, des tueries sauvages, des viols des mères et leurs filles en présence du mari et père, des frères et soeurs, de criminalité et d’environnement criminogène ainsi que de non assistance à la nation en danger ;
b) Ce qu’on appelle en politique une déclaration de principe stratégique et de tactique pour la campagne;
c) La conséquence juridique d’une déclaration non suivie des faits ;
d) La quintessence de l’article 64 de la constitution qui demande à tout congolais de faire échec à toute personne qui tenterait de conserver le pouvoir par la force ainsi que son application sur terrain.

* L’UDPS dénonce et condamne la stratégie du pouvoir sortant qui consiste à créer une grande psychose de peur et d’intimidation de ses électeurs par des tueries, des brimades, des arrestations arbitraires et destructions méchantes, bref, la prise en otage de tout un peuple à la veille des élections par l’installation à travers toutes les villes des cantonnements des soldats féroces, armés jusqu’aux dents, semant jour et nuit un climat d’insécurité et des violences de l’espace socio – politique où la peur et le crime sont la loi du jour.

C’est justement notre cas, étant donné que nous avons le vent en poupe où nous avons vu, aussi bien à Kinshasa, à Lubumbashi, à Tshikapa qu’à Mbuji-Mayi, nos combattants tués à balle réelle par la police et blessés à l’arme blanche dans des manifestations pacifiques, nos permanences saccagées, pillées.et brulées par la jeunesse armée par le pouvoir sortant.
C’est aussi le cas récent d’un autre candidat à la Présidence, Vital Kamerhe, dont les militants ont été agressés et molestés par le parti au pouvoir ainsi que celui de l’artiste musicien populaire de Goma enlevé et passé à tabac par les milices du pouvoir pour avoir refusé de chanter pour Kabila.

• Vu ce qui précède, I’UDPS en appelle à la Communauté Internationale, plus particulièrement le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ainsi que la Cour Pénale Internationale (CPI) à se saisir d’office de ces cas plus récents de violation massive des droits de l’homme, en complément de ceux repris dans le dernier rapport des Nations-Unies où elles ont eu à dénoncer plus de 180 cas de violation des droits de l’homme en RDC, et cela en vue de prendre des sanctions qui s’imposent à l’égard du pouvoir dictatorial et totalitaire de Joseph Kabila et de nous garantir, en assistant notre peuple en danger, des élections libres, transparentes, crédibles et apaisées avant qu’il ne soit trop tard.

• Par ailleurs, l’UDPS sollicite l’impartialité de la Communauté Internationale dans le traitement des dossiers congolais, en agissant en amont, et, en condamnant fermement les auteurs des actes de violence; de barbarie et de provocation préméditée plutôt que de s’inquiéter sans réserve d’un appel légal et légitime à la résistance légitime et à la légitime défense, consacrées par la Constitution et lancé par son Leader TSHISEKEDI face à un environnement insécurisé et criminogène instauré par le pouvoir sortant.

Ce dernier a pris le peuple en otage et fait du terrorisme la loi du jour en vue des fraudes électorales programmées et toutes sortes d’obstructions à des élections pacifiques. Ainsi pour nous, UDPS, la déclaration de notre Leader Maximo TSHISEKEDI vient à un point nommé pour sauver la Nation en danger.

*L’UDPS constate avec regret que l’on ait prêté de mauvaises intentions à son président pour avoir déclaré être le président de la République. Ce qui est réel, en période électorale, au regard de l’adhésion populaire incontournable dont il jouit et qui lui confère une légitimité incontestable en attendant la légalité que lui conférera bientôt les urnes auxquelles il a fait allusion en citant Monsieur NGOY MULUNDA de la CENI dont la mission est d’organiser dans le délai les élections libres, transparentes, crédibles et apaisées et d’en proclamer les résultats.

* Enfin, I’UDPS se propose de saisir les instances judiciaires nationales et internationales contre KABILA et ses proches du chef de haute trahison, de crime contre l’humanité, du détournement des deniers publics et des ressources naturelles, de destruction méchante (chaine de Télévision privée, permanences de l’UDPS), d’association de malfaiteurs, d’injures, de menace, d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leurs devoirs (acte puni par le Code Pénal Militaire), sans parler de la violation systématique de la loi électorale jusqu’à utiliser des militaires et des policiers pour sa propagande sous l’oeil complaisant de la CENI.

* Et pour terminer, I’UDPS invite notre peuple congolais à résister à toute oppression, à se prendre en charge conformément au prescrit de l’article 64 de la constitution tel que rappelé plus haut.

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