L’Opposition prête à se fédérer autour d’un candidat unique

    
A l’invitation de Clément Kanku, plusieurs leaders de l’opposition politique se sont retrouvés le samedi 5 février 2011 au collège Boboto, à l’occasion de la tenue de la matinée politique de l’UN (Union pour la Nation).
            Après le discours d’ouverture de la matinée par l’hôte du jour, qui est le président national du MR (Mouvement pour le Renouveau) et coordinateur de l’UN, les participants ont été invités à prononcer chacun un mot de circonstance.
De manière globale, la plupart des intervenants ont exprimé leur volonté de fédérer pour l’unité de l’opposition en vue de présenter un candidat unique face à celui de la majorité.
            Dans le même ordre d’idées, certains ont fustigé l’infiltration de l’opposition par des taupes dont ils se sont montrés convaincus qu’elles seront dénichées le moment venu.
            Comment dénicher les taupes? A cette préoccupation, ils ont fait remarquer que celui ou celle qui cherchera à faire acte de candidature en dehors de la personne que l’ensemble de l’opposition aura choisie pour la représenter, celui-là sera considéré ni plus ni moins comme une taupe envoyée par le camp adverse pour torpiller les stratégies de l’opposition.
D’autres intervenants ont appelé à l’identifier les vrais opposants, pressentant que leur camp serait infiltré.
Parmi ces responsables ou délégués d’autres partis de l’opposition, on peut citer Albert Moleka de l’Udps, Jean-Claude Vuemba du Mpcr, prof Mampuya du Rader, Martin Fayulu de l’Ecidé, prof Kalele, représentant de Franck Diongo du Mnlp, etc.

            Coordinateur de l’Un, Clément Kanku a exprimé l’inquiétude et la colère face aux menaces de tous ordres qui guettent l’avenir de la Rdc, sans perdre l’espoir pour le peuple dont l’âme est encore intacte et la flamme de la liberté toujours allumée.
 
Un tableau sombre pour la législature en cours
            Faisant le bilan de la première mandature de la 3ème République, il s’est dit déçu de la non tenue des promesses faites au peuple en 2006 par les gouvernants actuels. Avant de décrire un tableau sombre du bilan dans tous les domaines de la vie nationale. Alors que l’année 2010 était décrétée celle du social !
            La corruption, le mensonge, l’intolérance, le non respect des libertés des peuples et la violation des droits de l’homme, l’insécurité, l’immobilisme…constituent ce tableau sombre du bilan.
            «Dans 312 jours, le pouvoir actuel doit laisser la place aux nouvelles autorités que le peuple se choisira. Nous ferons respecter le délai constitutionnel. Ici et maintenant, nous demandons à notre peuple de commencer à comptabiliser les jours qui restent afin de les leur rappeler », a lancé Clément Kanku en guise de mise en garde contre toute tentative de violer la loi fondamentale.
Par ailleurs, il a tenu à informer ses collègues de la majorité qu’en refusant la présidentielle à deux tours pour emprunter le raccourci, ils ont signé leur mort subite.
            « Il faut lire les signes du temps. Dans des pays où les conditions de vie sont meilleures que les nôtres, on a vu des régimes donnés pour stables avec des hommes forts, tomber comme une poutre rongée par des thermites.
Il ne faut donc pas sous-estimer notre peuple », a-t-il averti, en faisant savoir que le pays est devenu la risée du monde à cause de la légèreté de ses gouvernants.
Dominique Mukenza

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