L’Opposition dans la rue ce jeudi

Après avoir constaté le refus de la CENI de lui ouvrir son fichier électoral, de disqualifier les mandataires candidats (députés, sénateurs, ministres, membres des comités de gestion des entreprises publiques, fonctionnaires) et d’arrêter la campagne électorale anticipée, l’Opposition a décidé d’exprimer son ras le bol ce jeudi 29 septembre 2011, par une marche pacifique à travers les rues de Kinshasa. Afin d’imprimer un cachet spécial à la manifestation, les leaders des partis et regroupements de l’opposition vont se présenter en premières lignes, aux côtés de leurs combattants et militants.
D’amples précisions seront fournies à l’opinion avant jeudi. La décision a été annoncée à la presse hier lundi 26 septembre 2011 par Eugène Diomi Ndongala, qui s’est présenté à l’occasion comme le porte-parole de l’Opposition acquise à la candidature du président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui s’est réunie pour la circonstance au Green Garden, dans la commune de la Gombe.

Le précité a dénoncé, au nom de ses pairs, l’attitude complaisante du président Daniel Ngoy Mulunda de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), qui pose comme préalable à l’accès des délégués de l’Opposition au serveur central de son institution, la présence des délégués de la Majorité Présidentielle. Il a souligné la déception et l’indignation de sa famille politique à l’égard de ce ministre de Dieu, qui a jugé recevable et fondée la requête de l’Opposition, mais qui ne se montre plus chaud pour l’audit du fichier électoral.
Selon lui, les forces acquises au changement vont maintenir la pression sur la CENI jusqu’à ce que leurs délégués auditent le fichier électoral, seul gage d’élections transparentes en République Démocratique du Congo.

L’autre constat amer fait par Diomi est que des députés nationaux, des sénateurs, des ministres, des vice-ministres, des membres des comités de gestion des entreprises publiques, des conseillers des cabinets politiques, des fonctionnaires se sont portés candidats aux différents scrutins sans avoir démissionné de leurs fonctions. Par conséquent, ils utilisent déjà les moyens de l’Etat pour leur pré-campagne électorale.
Quant à la campagne électorale anticipée, elle poursuit allègrement, au nez et à la barbe de la CENI qui a pourtant promis de sévir, sans jamais passer à l’action.

Eric Wembakungu

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