L’ONU serait-elle toujours un machin ?

C’est le célébrissime Général De Gaule, dont la personnalité d’homme
d’Etat avait réussi à introduire la France dans le restreint cercle
des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait
laissé martelé, au regard de la gestion internationale de la sécession
katangaise, que cette organisation internationale était « un machin ».
En effet, ce « souverainiste » français fustigeait l’attitude des USA,
dont il prenait quelquefois distance, tendant à instrumentaliser les
Nations Unies censées servir une cause juste : « maintenir la paix et
la sécurité internationales » au-delà de toute considération. De
Gaule, dont le pays a toujours les yeux rivés sur le Congo-Kinshasa en
vertu d’un prétendu droit de préemption, critiquait l’inefficacité de
l’action onusienne dans cette ancienne colonie belge.

Deux observations.

Dans la mémoire mondiale, l’on retiendra que, c’est en plein périple
pour tenter d’éteindre le feu décimant la partie sudiste du nouvel
Etat, que Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général de l’ONU, avait
tiré sa révérence. La lumière tarde encore à être faite sur cette
triste affaire. Alors que des opérations de maintien de la paix
déployées jadis ça et là dans le monde n’avaient qu’un mandat
d’observation, celui de l’ONUC s’était converti, quelques mois à peine
après sa création, à l’imposition de la paix. Les casques bleus
entraient ainsi dans une belligérance contre les sécessionnistes.
Cependant, c’est à la suite des pourparlers entre Kinshasa et les
indépendantistes, que l’ONUC devrait neutraliser, que l’intégrité du
territoire national fut recouverte. Qu’est-ce qui expliquerait l’une
et l’autre ? Je pense que cela est à attribuer à la réticence ou la
volonté de grandes puissances à mettre

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