L’Okimo face à son destin

L’état des lieux de l’Okimo (Office des mines d’or de kilo-moto), les réalisations majeures de son équipe dirigeante ainsi que les perspectives de l’entreprise ont fait l’objet d’un déjeuner de presse vendredi au restaurant Délice à la Gombe. L ’administrateur directeur général de l’Okimo, Willy Bafoa a laissé entendre que la situation générale de l’entreprise s’était, avant son avènement, caractérisée par la destruction des infrastructures de production due aux guerres d’agression et conflits armés dans la région, le manque des travaux d’entretien et de maintenance des infrastructures vétustes et obsolètes. D’autres points caractéristiques se trouvent être, a ajouté Bafoa, l’accumulation des dettes de l’ordre de plus ou moins 97.436.403 dollars envers les tiers, des arriérés des salaires ainsi que des décomptes finals. Conséquence : absence des programmes d’exportation et de création des nouvelles mines.

 Willy Bafoa a présenté le tableau de sa politique qui vise à administrer une cure de cheval au convalescent Okimo. Sa politique s’articule autour des neufs points dont la restructuration organique de l’entreprise.

 Au plan des ressources humaines, Willy Bafoa a pris l’engagement de payer régulièrement les rémunérations  des travailleurs, et d’appliquer le premier palier du SMIG.

 Concernant la production de l’énergie électrique, deux progrès sont perceptibles. Notamment la mise en place d’une structure autonome pour la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique produite par les centrales hydroélectriques de l’entreprise.

Du point de vue exploitation artisanale, un protocole d’accord a été conclu entre la province Orientale et le SAESSCAM en vue d’un encadrement des exploitants miniers artisanaux.

 Au sujet de la gestion des partenariats miniers, l’interlocuteur de la presse a épinglé la nécessité de la rationalisation de la situation de l’Okimo et la défense des intérêts de l’entreprise dans les différents partenariats concernant la révisitation des contrats miniers initiés par le gouvernement de la République. Dans le même ordre d’idées, l’Okimo s’est engagé, a précisé Bafoa Lifeta, à la reformulation des statuts juridiques régissant les différents partenariats dans le cadre de la révisitation des contrats miniers, la négociation et la cession d’une partie de la participation de l’Okimo dans la société commune Kibali Goldmines Sprl en référence aux cours des marchés boursiers.

 Au chapitre des perspectives, le comité de gestion a réitéré l’engagement à poursuivre le programme d’assainissement social par le paiement des décomptes finals en faveur des retraitables parmi le personnel actif, à démarrer les travaux intenses d’exploration dans les zones d’intérêt déjà identifiés pour la découverte de nouveaux gisements et la construction de nouvelles mines propres à l’Okimo. 

Sylvestre Saïdi Nyota

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