L’Observatoire panafricain des droits culturels en chantier

Le dessinateur et coordonnateur national du programme ArtwatchAfrica/ RDC,  Jason Kibiswa était face aux médias le lundi 29 septembre 2014 à la Halle de la Gombe. Au menu : la restitution de l’atelier  organisé à Kinshasa par ArtwatchAfrica le mois passé ( 22 au 24 septembre 2014) à l’intention d’une vingtaine d’artistes kinois. KashTembo, HallainPaluku… présents  à cet atelier ont complété Kibiswa.

En sa qualité de numéro un du Collectif Lamuka, le dessinateur cité ci-haut  a  également retracé à l’intention des médias l’historique et les raisons qui l’ont poussé lui et ses collègues à créer cette asbl.

            ArtwatchAfrica est un programme issu du réseau panafricain dénommé Arterial Network. Il a vu le jour au Sénégal en 2007 et rassemble un grand nombre d’organisations artistiques, d’activistes culturels et d’artistes engagés dans le secteur culturel.  Arterial Network présent jusqu’ici dans 15 pays africains a été mis sur pied pour susciter  l’éclosion de nouveaux marchés et circuits de distribution des biens et services culturels  africains.  Et  permettre aux  artistes africains d’exposer leurs créations et de  générer  des revenus grâce à leurs productions.   Le projet ArtwatchAfrica  est conçu à la manière de l’Observatoire panafricain des droits culturels et artistiques. Cet observatoire va collaborer avec des structures déjà existantes au niveau des pays.  Il sera une banque de données censée recueillir des informations liées aux violations des droits des artistes africains dans leurs pays respectifs. Diana Ranarohetra, numéro un panafricain  d’Africawatch, assistée de MabelleNforchu, venue du  Cameroun,  a présidé cet atelier axé sur la problématique  des droits culturels.  Echanger sur ce problème des droits culturels et amener les participants à s’approprier cette question a été l’objectif principal de cette rencontre qui est la suite logique d’une rencontre analogue qui s’est tenue à Zanzibar.  Les échanges ont été centrés surtout sur les concepts des droits culturels et artistiques. Et ceci en référence aux conventions, traités nationaux et internationaux.

            On est au début d’une très belle longue aventure,  a indiqué Kibiswa. Les participants ont convenu de créer un cadre permanent de concertation.

            KashTembo a dit plus loin que pendant des lustres, il a travaillé dans des associations. Cela n’est pas une mauvaise chose, mais l’artiste doit aussi apprendre à évoluer en solo. La participation à l’atelier d’Africawatch est une bonne chose car il permet à l’artiste de savoir s’y prendre pour revendiquer ses droits. Ceci dans la mesure où en RDC les pouvoirs publics n’accompagnent pas souvent les artistes dans la résolution de leurs problèmes. En outre, la RDC   est le pays africain à posséder le taux le plus élevé en ce qui concerne les créateurs des œuvres de l’esprit. HallainPaluku a dit avoir eu une expérience intéressante en prenant part à cet atelier.

             Cela  lui a permis de parfaire ses connaissances sur le concept de propriété intellectuelle. Les artistes devraient quitter l’informel et formaliser leur manière de travailler, a-t-il ajouté

            Parlant du Collectif Lamuka  qui va s’intéresser beaucoup plus aux arts visuels, Kibiswa a révélé que la mise sur pied de cette organisation est la résultante du constat selon lequel la jeunesse ne se prend pas très au sérieux.

            « Lamuka » qui signifie aussi telema, sala, «lèves-toi et travailles » est une sorte d’interpellation à l’intention de la jeunesse qui représente plus de 50% de la population congolaise.

            « Lamuka » compte organiser  des animations dans les écoles,  faire des expositions,  promouvoir l’art congolais au niveau national et africain….

Jean- Pierre Nkutu

One Comment

  1. Merci pour cet article.
    Ensemble nous irons encore plus loin dans la conscientisation de la jeunesse et de artistes congolais.

    Lamuka, Telema, Sala!

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