Livre : Me Kashama met à nu les faiblesses du système judiciaire congolais

Avocat de profession et féru d’écriture, Me Rémy Kashama vient de se signaler sur le marché du livre  avec un nouvel ouvrage intitulé « Dans l’arène judiciaire congolaise, chronique d’une justice en déliquescence ».   Dans  ce livre de près de 300  pages  édité par « Agora »,  où l’auteur revient sur ses débuts au barreau et des dossiers  judiciaires  qu’il a  plaidés,  comprend  un avertissement, une préface, un avant-propos….. On y retrouve trois parties,  à savoir, la passion, la désillusion et les cas d’antivaleurs. Il s’agit de l’affaire Nkolomoni, vol au Parquet de  Grande Instance, l’enfer de Buluwo, je vais faire un scandale….. Ce livre  a été porté sur les fonts baptismaux hier jeudi 6 février 2014 au Centre Wallonie Bruxelles « CWB ».

 Le  modérateur  Ntoto a remercié l’assistance venue encourager l’auteur.

«Me Rémy  Kashama est un jeune confrère»  que je connais très bien, a indiqué ce bâtonnier honoraire.    Très jeune, il s’était  déjà distingué par son esprit vif.  Ses premiers écrits, entre  autres, les nouvelles sont très intéressants.

Et d’indiquer que l’auteur dit tout haut ce que les gens murmurent  tout bas.

«Les faits relevés dans l’ouvrage de Kashama sont une constante de notre société et doivent nous interpeller», a-t-il souligné.

Ajoutant  qu’au moment où chacun de nous  n’a pas plus peur du gendarme, c’est que la démocratie avance à pas de tortue.

 Sport national

 Ayant préfacé «  l’arène judiciaire congolaise » , le prof Mampuya a revêtu la casquette de commentateur hier jeudi au CWB.   A l’en croire, les problèmes  développés par l’auteur  nous tiennent   tous à cœur.  Précisant avoir souvent abordé  la problématique de  l’indépendance de la magistrature.  Cette absence d’indépendance   des hommes en toges fait que la démocratie bat de l’aile en RDC.

            Les  justiciables, de surcroît démunis connaissent un véritable calvaire.

A la fin de l’ouvrage, l’auteur a laissé échapper ces mots : Autant changer de pays. Ce dépit  est  un défi censé être relevé, a-t-il fait observer.

            La corruption, autre problème évoqué par l’auteur,  n’est pas seulement visible dans notre appareil judiciaire, mais aussi  dans d’autres secteurs de la vie nationale. Et de faire remarquer qu’en lisant ce livre, on  découvre les  méandres   de ce fléau  dans notre système judiciaire. La corruption est un phénomène vicieux et complexe. On est souvent auteur ou victime.

 L’auteur a relevé 49 cas réels et  a mis à nu les relations  entre auxiliaires de justice dans le prétoire.  Cela l’a amené à parler  de  « l’inutilité «  du droit.

            Mampuya a fait savoir qu’en écoutant certains réquisitoires , il lui est arrivé de se  demander  s’il est  nécessaire d’avoir des filières de droit en RDC.

Et pourtant, le juriste considéré à priori comme le dernier rempart est   semblable au prêtre.

            Revenant sur les maux  qu’on retrouve dans notre appareil judiciaire, il a épinglé  la  corruption mesquine (le magistrat pose de manière brutale le problème de son pourboire),  les cas des magistrats qui veulent  s’occuper des dossiers juteux, les frictions entre ces derniers et leurs supérieurs hiérarchiques, les faux jugements ficelés en dehors du prétoire….

Crever l’abcès

            Appelé à prendre la parole, l’auteur a commencé par avoir une pensée pieuse pour son mentor  Tshimbadi, qui a beaucoup fait pour lui. Il  a dit que ce n’est pas de gaité de cœur  qu’il a étalé les faiblesses de notre appareil judiciaire.

             Les  tares relevées  dans cet ouvrage sont comme une maladie qu’on ne doit pas occulter. Et d’indiquer qu’il a joué sa partition.

            Les justiciables vivent un véritable calvaire ,  tout le monde s’en accommode  ou même s’y est résigné , a-t-il déclaré. Ce livre apparaît  comme  sa contribution dans le combat contre les antivaleurs, a-t-il déclaré.

Jean- Pierre Nkutu

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