L’industrie du crime fait de nouvelles victimes à Mont-Ngafula

L’insécurité se porte toujours bien dans la ville de Kinshasa, avec plusieurs actes de braquage, mais aussi avec une attaque qui a visé un officier supérieur des Fardc. L’industrie du crime n’entend pas baisser les bras, malgré l’arrestation de plusieurs de ses membres pour vols à main armée. Le lundi 14 octobre 2013. Il était 23 heures, le colonel Kimpongo qu’accompagnait son épouse Pascaline Kitumu, attendait un moyen de transport sur avenue By Pass, dans la commune de Mont Ngafula. A cette heure-là, seules les motocyclettes se disputaient le passage avec des véhicules qui défilaient à vitesse réduite sur cette route menant vers le triangle de la Cité verte. Et rares étaient les piétons. Soudain, deux hommes aux allures inoffensives ont surgi du quartier Bianda, commune de Mont Ngafula. Alors que l’officier supérieur ne leur accordait aucune attention, ni son épouse, grande a été leur surprise de voir qu’après les avoir dépassés, ces inconnus sont allés s’arrêter quelques mètres plus loin. Et ce sont des coups de feu qui ont crépité, ayant pour cibles, l’officier supérieur et Pascaline Kitumu. 

Au moment où ils cherchaient à savoir les raisons de cette fusillade, c’est la dame qui se plaignait d’avoir attrapé une balle à la jambe gauche, tandis que l’officier supérieur sentait qu’un projectile s’était logé dans son cou. Tout tremblotants de peur, ils verront les bandits détaler à toutes jambes vers une destination inconnue, pendant qu’ils appelaient du secours. A la vue du sang ruisselant de leurs blessures, les premiers témoins  et secouristes ont conduit de toute urgence les deux infortunés à l’hôpital Monkole à Mont Ngafula. Depuis leur admission, l’équipe médicale tente de les sortir de l’état critique.

Pourquoi avoir tiré sur un homme et sa femme à un arrêt de bus ? Est-ce un règlement des comptes ou une tentative de crime passionnel ? Cette agression aurait-elle des liens avec les fonctions occupées par l’officier supérieur au sein de la Base logistique des Fardc ? Les enquêteurs de la police mobilisés autour de cette affaire, cherchent à savoir les vrais mobiles de ces bandits dont on dit qu’ils n’ont pas malheureusement dévoilé leur préoccupation.

Braquage et meurtre dans une boutique de vente des vivres frais

La même nuit, et toujours dans la même commune de Mont Ngafula, deux heures plus tard, c’est le quartier Matadi Mayo qui enregistrait une montée de l’insécurité. Deux hommes armés et en tenue civile répondant aux mêmes caractéristiques que celles des agresseurs du colonel Kimpongo et de sa femme, se signalaient dans le secteur. Ici, ils visaient une boutique de vente des vivres frais appartenant au promoteur Mampuya. Certainement que leur intérêt était porté sur les recettes réalisées dans la journée. Les bandits ont demandé au gérant qui y passait la nuit, sde leur ouvrir la porte. Doris Bulongo croyait qu’en refusant de céder aux menaces de ces malfaiteurs, ces derniers allaient finir par renoncer à leur coup. Peine perdue. Car, les malfrats étaient déterminés à faire main basse sur les recettes. C’est dans ces circonstances qu’ils ont abattu Doris Bulongo dont une balle a perforé le ventre. Pendant qu’il pleurait et se tordait de douleurs, les bandits ont poursuivi leur odyssée criminelle dans le même quartier.

Plusieurs centaines des mètres plus loin, ils vont tirer sur Lendo Landu  qui humait  l’air frais, devant sa parcelle sise avenue Kasaï. L’infortuné a été blessé à la cheville. Face à cette «proie» facile et sans défense, ils vont fouiller son appartement et emporter ses trois ordinateurs portables. Un autre locataire de la même parcelle sorti à la suite des coups de feu qui l’ont brutalement réveillé, se retrouvera nez-à-nez avec ces brigands. Brutalisé et menacé, Luyeye Lwakanda a eu la vie sauve en leur donnant toutes ses économies, une somme de 280 dollars.

A la lumière de ces agressions en série, les enquêteurs pensent avoir des indications sur ce duo criminel qui s’est signalé dans plusieurs coins de la commune de Mont-Ngafula, et qui a montré sa détermination à mettre cette mairie sous sa botte.

                                                                                                                            J.R.T. 

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