L’ESSF appelle la population à reboiser pour ne pas disparaitre

A l’occasion de la journée internationale de l’environnement, le président de l’ONG, Environnement Sain Sans Frontière (ESSF), Alain Bokoko a animé un point de presse hier jeudi 5 juin 2014, à l’hôtel Guest House El Patio à la Gombe, sous le thème «la protection de l’environnement et ses conséquences sur la qualité des vies des populations et la survie de notre planète (notre pays en particulier) ». 

A cet effet, il s’est entretenu avec la presse autour de la position de la RDC à l’échelle mondiale, des défis qui se présentent à elle et de ce qu’elle gagne ou perd suivant la situation écologique et environnementale actuelle. L’homme est l’élément principal de l’environnent car, a-t-il dit, sa survie dépend de l’usage qu’il en aura fait. Alain Bokoko a expliquer qu’au regard des événements, l’homme doit faire le choix entre Changer ou Disparaître. Et s’il opte pour le changement, il doit s’accompagner des lois. Les autorités, ensemble avec la population congolaise, doivent prendre conscience de l’importance qu’il y a pour elles à poser des actes réfléchis tel que le reboisement, afin de protéger l’écosystème de la RDC, appelé à jouer un rôle primordial dans la survie de l’humanité toute entière. Pour l’ESSF, il est inconcevable que la République Démocratique du Congo, qui devra accueillir des milliers de réfugiés climatiques un jour, n’ait pas de code pour ses airs ou ses eaux.

Concernant la place qu’occupe la RDC dans l’échelle de l’écosystème mondial, le président de l’ESSF a rappelé qu’en termes de réserve forestière, le bassin du Congo (3ème du monde) est celui qui a encore une forêt primaire (70%), non utilisée. Car le Brésil a coupé le 1/5 de sa forêt d’Amazonie pour planter le soja.  Pour illustrer le mauvais usage qu’a fait le peuple congolais de son écosystème, Alain Bokoko a revisité l’histoire à travers les résultats des chercheurs qui révèlent  qu’avant le départ des Belges, la RDC comptait 1 million d’éléphants et 1000 rhinocéros blancs. Mais aujourd’hui, il reste moins de 7 mille éléphants et aucun rhinocéros blanc. Tandis qu’à la même époque, l’Afrique du Sud n’avait que 1000 rhinocéros blancs, mais elle en a aujourd’hui 10 mille. En fonction de toutes les actions négatives posées par l’homme en défaveur de la nature (abatage anarchique des arbres, signature des contrats illégaux ), il s’avère indispensable de fournir un grand effort pour exploiter l’environnement de manière rationnelle, en déterminant ce qui doit être utilisé maintenant et ce qu’il faut conserver pour l’avenir. Et cela ne peut se faire que dans le respect des normes et des lois spécifiques. A la question de savoir ce que la RDC gagne dans un environnement sain, le président de l’ESSF a répondu que, en usant d’une bonne gestion de sa flore, sa faune, ses airs, ses eaux, la population congolaise va se procurer des biens et services essentiels pouvant stopper l’exode rural et l’immigration vers l’étranger. Et éviter de ce fait des situations pénibles comme celle que connaissent actuellement les compatriotes refoulés de Brazzaville.

Joseph Ngongo (St/Unikin) et

Myriam Iragi

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