Les routes en piteux état à Kimvula et Madimba

 

Au terme du premier mandat présidentiel (2006-2011),dont la feuille de route reposait sur les « 5 chantiers de la République », les habitants des territoires de Kimvula et Madimba, dans la province du Bas-Congo, ont continué à vivre dans deux contrées aussi enclavées qu’au lendemain de l’indépendance. Aussi, au terme des douze premiers mois du second mandat présidentiel, deux élus du coin, à savoir les députés nationaux Honoré Kikoka (Kimvula) et Richard Makuba (Madimba) ont-ils décidé de tirer la somme d’alarme sur l’état piteux des routes et ponts dans leurs circonscriptions électorales.

Dans un entretien avec la presse, le week-end dernier, ils ont fait savoir que leur mandat est placé, entre autres, sous le signe du combat pour le désenclavement de cette partie de la province. Entre le réseau routier du Bas-Fleuve et celui du district de la Lukaya, ont-ils noté, c’est le jour et la nuit. Citant le cas de la Nationale n°16, dont le tronçon Madimba-Kimvula représente environ 200 Km, il n’y a que de 45 kilomètres de toutes en terre aménagés dans le territoire de Kimvula.

Face à cet état de choses, les députés Kikoka et Makuba multiplient les contacts avec les membres des gouvernements central et provincial ayant en charge les ministères de l’Intérieur, de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures ainsi que des responsables de l’Office des Routes en vue de faire bouger les choses. Ils comptent particulièrement sur le constat fait par Vice-Premier ministre et ministre du Budget, lors de sa dernière tournée d’inspection au Bas-Congo en général et dans le district de la Lukaya en particulier, pour un appui à leur appel de détresse. Les territoires de Kimvula et Madimba sont sans routes ni ponts, insistent-ils, car celles-où tentent de passer des engins candidats à la casse ne le sont que de nom.

Sans une intervention d’urgence, préviennent-ils, les deux ponts rudimentaires posés sur la rivière Mfidi risquent de s’effondrer et provoquer la rupture du trafic entre Mfidi et Ngindinga. C’est pareil pour le pont Ntieti. La rivière Mambamba, dans le territoire de Madimba, a besoin de deux ponts. Jusque-là, les véhicules la traversent à gué, avec le risque de ne jamais en sortir. Le pont Benga, dans le territoire de Kimvula, supporte tant soit peu le trafic routier mais les planches de sa charpente sont fatiguées et exigent d’être remplacées sans délai.

Les deux députés suggèrent la mise en place de deux brigades routières à Kimvula et d’une sous-brigade à Ngidinga, afin que des travaux d’aménagement et d’entretien routier puissent être exécutés de manière concomitante. Ils en appellent aussi au retour à la vieille technique de cantonnage, avec des équipes permanentes prêtes à intervenir sur des «points chauds».

Toutefois, les députés Kikoka et Makuba saluent le geste du président de la République, Joseph Kabila, qui s’étaient signalés à Kimvula et Ngidinga dans le cadre du lancement des travaux de réhabilitation de la Nationale 16. Malheureusement, ceux qui devaient en assurer le suivi ont tout laissé tomber.

Sur l’axe Kingoma– Kimvula par exemple, si l’on peut encore parler de trafic routier, c’est grâce à l’action personnelle du député Kikoka, qui a mis la main à la poche pour des travaux d’entretien réalisés par des autochtones. Mais, avec ses petits moyens, il ne peut rien sur un axe comme Kikiya-Kimvula,où les gens ne se souviennent plus du dernier passage d’un bulldozer.

Jacques Kimpozo

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