Les promesses d’un barrage

On a déjà tout dit ou presque sur le barrage hydroélectrique d’Inga, depuis que le Maréchal Mobutu avait démontré à ses détracteurs, dans les années ’70, que sa réalisation n’était pas techniquement impossible. A l’époque, le transport du courant d’Inga du site de production jusqu’au Katanga, grâce à une ligne à haute tension longue de 2.000 km, quarante ans après, la postérité se rend compte qu’après le défi de la mise en service d’Inga I et II, ceux de la construction d’Inga III et du Grand Inga restaient entiers.

Compte tenu des besoins actuels de la République Démocratique du Congo et de plusieurs pays africains en énergie électrique, Inga s’apparente à une œuvre inachevée. D’où la nécessite de finaliser le projet du Grand Inga, capable de fournir au Congo démocratique et au continent africain le potentiel électrique nécessaire non seulement à son industrialisation mais aussi à la consommation domestique. La volonté politique interne et externe s’étant clairement exprimée pour la mobilisation des fonds indispensables à sa matérialisation, le Congolais moyen ne se pose qu’une question, c’est celle de savoir si le fameux phénomène de « délestage » va disparaître de son quotidien.
Dans l’imagerie populaire, le Grand Inga devrait résoudre plusieurs problèmes à la fois, à savoir ceux de la disponibilité d’une énergie électrique fiable et bon marché, de la desserte des industriels et des ménages dans les villes comme les campagnes, de l’importation de ce même courant vers le pays étrangers, synonyme d’une nouvelle sources d’entrées de devises fortes pour le pays.
L’on se réjouit d’apprendre, à ce propos, que tous les termes de référence des accords de partenariat entre la RDC et ses bailleurs étatiques comme privés tant pour le financement que la commercialisation de l’électricité du Grand Inga font la part belle au consommateur congolais, retenu comme le bénéficiaire privilégié de sa production.
Il est à espérer qu’il ne s’agit pas là d’une promesse sans lendemain et que l’électricité va non seulement être mise en abondance à la disposition des familles congolaises mais aussi qu’elle va cesser d’être un produit de luxe. Parallèlement aux attentes d’un service de qualité de la part de la Snel (Société Nationale d’Electricité), il y a aussi cette préoccupation de voir les recettes de vente du courant d’Inga booster le budget national. Energie renouvelable par excellence, celle devant provenir du site d’Inga, en quantité industrielle, est perçue par la majorité des Congolais comme la manne que le Ciel va faire tomber sur le pays en ce début de troisième millénaire.
Kimp

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