Les professionnels des médias à l’école de la santé

Les professionnels des médias congolais, sont en session de formation sur la santé, le VIH/Sida et la recherche de la paix en rapport avec les violences basées sur le genre. Ouverte depuis hier mercredi 26 novembre 2014 sous les auspices de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (Ucofem) dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes en suivant les trois dispositions du  protocole de la communauté pour  le développement de l’Afrique Australe (SADC) sur le genre et le développement. Notamment, les articles 26, 27 et 28 sur le processus de paix et la résolution des conflits.

L’objectif principal de cette session de formation est de doter les professionnels des médias les outils adéquats qui vont leur permettre de réveiller les consciences et de sensibiliser les populations en général et les femmes en particulier et amener les Congolais aux changements des mentalités.

Pendant ces trois jours, les échanges porteront sur la santé de la reproduction, les droits des femmes dans la santé de la reproduction, la mortalité maternelle, média et VIH/Sida, les dispositions sur l’édification de la paix et le règlement des conflits, les femmes et les conflits armés et paix, la couverture des sujets de paix et la réglementation des conflits armés, etc.

Pour cette première journée des travaux, les discussions étaient essentiellement focalisées sur « la santé ». Il a été compris et conclu entre les participants que la planification familiale est un remède pour éradiquer la pauvreté et certains fléaux qui rongent la société congolaise. C’est une clé de la réussite et du développement du pays. Il s’agit aussi d’un instrument social qui serait à la base de la stabilité socio-économique des foyers et des communautés sociétales et confessionnelles. Ainsi, l’usage des préservatifs et des méthodes de contraceptions sont là des solutions à un meilleur espacement des naissances et de limitation du nombre des naissances pour les couples. C’est dans ce cadre que l’on observe que les femmes mariées et célibataires ne jouissent pas de leur liberté de contrôler leur vie sexuelle.

En effet, le taux exorbitant des filles mères est lié à plusieurs réalités socio-économiques. A ce sujet, il a été démontré qu’à Kinshasa, dans certaines communes peuplées, les filles comme les femmes ont toujours la main tendue vers l’homme. Beaucoup d’entre elles sont incapables de subvenir à leurs besoins.

Un fait relevé est celui du niveau de l’instruction des femmes. Ici, les participants ont souligné que les femmes sont de fois ignorantes des réalités qui sont les leurs. Elles sont plus accrochées aux coutumes traditionnelles. A titre d’exemple, la femme doit toujours être disponible pour son mari. Or, cet état des choses est à la base de plusieurs fléaux, comme la délinquance juvénile, la multiplicité des Kuluna, etc. du fait que les conditions socio-économiques ne sont plus les mêmes.

En parlent de la « santé  de la reproduction », il faudrait tenir compte de tous les aspects de la santé, elle prend en compte, les normes hygiéniques, les  matériels à utiliser, les attitudes et comportements du personnel soignant, etc. Bref, elle englobe toutes les questions liées à la prise en charge des malades par d’une part et les comportements des patients vis-à-vis du médecin. Pour ce faire, il faudrait sensibiliser les personnels soignants et les femmes particulièrement.

                                                                                      D.N

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