Les pick pockets investissent colonel Lukusa

Des bandes des malfrats âgés entre 13 et 20 ans, se signalent depuis belle lurette, sur certains tronçons du boulevard du 30 juin et de l’avenue colonel Lukusa que l’on vient d’ériger en sens unique pour désengorger la circulation aux heures de pointe et éviter des bouchons. C’est le nouveau terrain de prédilection des vols et des extorsions, aussi bien pour les chauffeurs que pour les piétons.

Il ne se passe donc pas un jour, sans que des automobilistes se plaignent d’avoir été pendant la journée, victimes de vols et des jeunes filles, la nuit pour extorsions, par ces bandes des Shegués convertis en malfaiteurs. Cette situation portée fréquemment à la connaissance des responsables de la police du poste Port des marchandises de l’Onatra, de la brigade de garde ( Immeuble Regina) et du Groupe mobile d’intervention Ouest ( ex-central), n’a pas encore trouvé jusqu’ici un début de solution. Chaque jour, des vols se commettent en toute impunité et des plaintes s’accumulent sur cette insécurité.

Des coups sur le coffre à bagages des véhicules

Deux colonnes des véhicules roulent à vitesse réduite sur l’avenue colonel Lukusa, dans son tronçon compris entre le rond-point Forescom et la direction générale de la société Orgaman. Il est 14 heures. Sous la canicule, des adolescents se faufilent dans ces embouteillages, balayant du regard l’intérieur des voitures, du siège avant à la banquette arrière.

Soudain, des coups administrés sur le coffre à bagages d’une voiture climatisée attirent l’attention du conducteur qui jette un coup d’œil en arrière, sans rien comprendre de ce bruit. C’est en effet, en ce moment de distraction que la portière avant droit s’ouvre lentement, une main se glisse furtivement dans la voiture et s’empare d’un sac à main et d’un téléphone V.I.P. Entretemps, les autres membres de la bande continuent à donner des coups sur le coffre à bagages.

Le conducteur de la jeep juste en arrière qui suit cette scène de vol, klaxonne pour dissuader les petits malfrats. Peine perdue, le butin est emporté. Dès que la victime s’arrête pour s’enquérir de la situation, il constatera que le vol de son sac à main contenant 1.500 dollars, quelques 45.000 FC ainsi que son portable cellulaire valant 850 dollars. Les voleurs s’étant déjà volatilisés dans les parcelles avoisinantes, il ne fera que pleurer cette perte de ses économies.

De jeunes prostituées victimes d’extorsions

Culotte jeans serrée et la poitrine moulée dans un body, une jeune prostituée qui venait de descendre d’un taxi sur le boulevard du 30 juin, samedi dernier, vers minuit, longe l’avenue du port, se dirigeant vers le club dancing «  Chez Ntemba ». Des adolescents en vagabondage devant l’immeuble de la direction commerciale de Lignes aériennes congolaises la ceinturent comme des abeilles sur un gâteau. Faute de leur glisser quelques billets de banque, son sac à main contenant sa carte d’électeur, son trousseau de maquillage et des papiers mouchoirs sont arrachés. En un clin d’œil, la bande a disparu dans ce secteur, abandonnant la jeune fille traumatisée.

Son aventure de samedi dernier, a commencé sous le signe d’extorsion. On ne sait pas comment elle a terminé la soirée, ni dans les bras de quel partenaire occasionnel, elle a pu trouver les moyens de quoi s’offrir un verre de bière et le billet de transport pour regagner son domicile à Kasa-vubu.

Une autre jeune prostituée et son copain expatrié, venaient de se restaurer dans un restaurant libanais très fréquenté sur le boulevard du 30 Juin. Il est 0 H 30’, samedi 6 mars dernier. Une promenade à pied, ils cheminaient lentement pour aller siroter un verre dans une terrasse en face de la direction générale de la Sonas. Une autre bande d’adolescents encercle le couple qui ne comprend pas les raisons de cette agression. Pendant qu’un groupe fouille l’homme, un autre s’en prend à la jeune fille qui leur a glissé 3.000 Fc. Ils ont soutiré le téléphone de l’expatrié, avant de disparaître.

C’est ce genre d’extorsions qui sont fréquentes la nuit, dans les alentours des clubs dancings et terrasses du centre-ville. Des agressions que la police doit prévenir sachant où opèrent des bandes des shegués et tous ces malfrats squattant certains coins fréquentés par des expatriés.

                                          J.R.T.

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