Les partenaires au développement prêts à soutenir le DSCRP

Le gouvernement congolais, représenté par quelques ministres et experts des entreprises publiques, a engagé le vendredi 12 mars, à l’Hôtel Memling, des discussions avec les principaux partenaires au développement que sont les systèmes des Nations Unies, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et la Banque mondiale.

Au cours de cette rencontre élargie aux ministres provinciaux du Plan et des représentants de la société civile, il s’est agi d’une évaluation sans complaisance des interventions et des stratégies des partenaires au développement. Voilà pourquoi les discussions ont porté essentiellement sur l’identification de principales contraintes enregistrées lors de l’exécution du DSCRP de première génération. A cet effet, un tour d’horizon de l’intervention des partenaires au développement a permis aux systèmes de Nations Unies, à la Banque africaine de développement, à l’Union européenne et à la Banque mondiale, de faire l’évaluation des résultats des programmes communs dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies-pays.

Dans son mot de clôture, le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, s’est réjoui de l’issue heureuse des travaux de cette revue à mi-parcours et des recommandations prises dont, entre autres, l’amélioration de la cohérence entre les différents partenaires, l’amélioration de la coordination et de la gestion de l’aide, ainsi que la prise en compte de la dimension décentralisation et l’approche genre dans les interventions.

Cette séance de travail  a permis en outre, la redéfinition du rôle de l’Etat et de réaffirmer la nécessité de la mise en place d’un cadre de concertation entre les partenaires au développement et l’Etat.

Le gouvernement devra orienter ses efforts dans les secteurs suivants : infrastructures, agriculture, environnement, santé, éducation, lutte contre le sida, l’eau et l’électricité, et lutte contre la pauvreté, pour ne citer que ceux-là.

Le ministre du Plan a rappelé à ce cette occasion, l’adoption récente du DSCRP de 2 ème génération pour la période 2011 et 2015. A travers ce plan quinquennal, il sera privilégié un partenariat stratégique axé sur la vision du gouvernement. Cette approche multibailleurs permettra à coup sûr d’améliorer la coordination des bailleurs, la gestion de l’aide et la prise en charge des actions de développement par les provinces.

Olivier Kamitatu a émis le vœu de voir les conclusions de cette rencontre faire l’objet d’un enrichissement par tous les partenaires et tous les acteurs au développement.

Le chemin balisé pour la mise en œuvre du DSCRP de 2 ème génération

Livrant ses impressions, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo a noté que cette revue à mi-parcours a enregistré une participation très solide du gouvernement à travers plusieurs ministères, un engagement plus fort des gouvernements provinciaux et de la société civile, tous conscients à affronter les défis sur le terrain.

Marie Françoise Marie Nelly a indiqué la détermination de la Banque mondiale à travailler davantage pour le renforcement des capacités institutionnelles, afin que les gouvernements provinciaux soient équipés pour mieux assurer le suivi de l’exécution des projets. Car, le pays est immense et il faudrait que les exécutifs provinciaux puissent jouer leur véritable rôle.

Ils l’ont fait savoir lors des travaux, en déclinant leurs priorités et ont commencé à formuler des visions très claires.

La volonté de planifier de manière claire manifestée par les participants a suscité l’intérêt de la création d’une direction de planification.

La directrice des opérations de la Banque mondiale a insisté d’autre part, sur la nécessité de développer des compétences nouvelles, étant donné que l’Etat tient à réaffirmer son leadership. Il faudra pour ce faire, que les agents de différents ministères soient outillés pour la mise en application de nouvelles lois, telles que le nouveau code des marchés publics dont on attend la promulgation. Ce programme de formation touchera également les universités pour développer ces nouvelles compétences.

A une question récurrente que l’opinion se pose sur l’impact de l’aide, Marie Françoise Marie Nelly a indiqué que la Banque mondiale avait appuyé des projets pour la consolidation de la paix. C’est ce qui a permis de sortir la RDC, de la période des conflits.

Cependant au vu de la taille de la RDC un sous-continent ses besoins sont importants. L’action de la Banque mondiale a été lancée à travers plusieurs projets en provinces. Elle s’est rappelée le jour où la population de Kisangani a exprimé sa joie de voir le trafic routier reprendre entre certains districts, là où le transport n’était possible que grâce au trafic aérien.

Avec la mise en œuvre du DSCRP, il faut que tous les axes prioritaires soient ouverts pour que le développement puisse démarrer, notamment dans le secteur de l’électricité.

Toutes les actions qui seront réalisées sur base des recommandations de la revue à mi-parcours permettront, elle en est sûre, d’entrer dans la phase de développement durable.

                                                 J.R.T.  

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