Les «Ne Kongo» dénoncent le populisme mensonger et diffamatoire d’un député de Matadi

En prônant, dans son programme d’action, la cohésion provinciale, Jacques MBADU avait non seulement pris en compte l’un des idéaux lancés par le chef de l’Etat dans son discours d’ouverture des travaux des Concertations nationales, mais en plus, il répondait aux vœux et à la philosophie des Ne Kongo depuis des siècles. Dommage que l’un des députés de Matadi ne passe plus un jour sans se répandre sur des chaînes de télévision par des propos mensongers et diffamatoires à l’endroit des autorités de la province. Propos mensongers et diffamatoires car ne reposant sur aucune preuve palpable et vérifiable. Propos mensongers et diffamatoires car cachant maladroitement des sentiments haineux et jaloux vis-à-vis des fils de la province qui ont le tort de prêcher par l’exemple au profit de leur terroir.

 Qui ne sait pas qu’un autre député de Boma et qui est son complice car utilisant les mêmes propos est impliqué dans une affaire de fausse convocation de l’ANR dans le but d’obtenir pour son épouse le droit d’asile en Europe ? L’affaire est si grave que ce député de Boma risque d’être déféré devant la justice pour faux et usage de faux et tentative de trafic d’êtres humains. Et plus grave, il vient d’être accusé de viol sur deux jeunes filles mineures dont l’une attend famille.

L’opinion de Matadi commence à se demander si ce député ne serait pas l’arbre qui cache la forêt, dès lors qu’il s’avère que ses faits et gestes répondent à une mission lui assignée par deux anciens gouverneurs de la province qui nourrissent l’ambition de reprendre du service par tous les moyens. A titre d’exemple, au sujet des 220 tracteurs fournis par le gouvernement central à la province du Bas-Congo pour la relance agricole, il a été établi qu’à son avènement, l’actuel gouverneur MBADU n’en a trouvé que 22 et en très mauvais état. Il les a d’abord fait réparer avant de les confier aux membres de la sécurité de la province qui les utilisent à bon escient. Pas de trace d’autres 198 autres tracteurs, indiqué-t-on dans un rapport officiel qui signale aussi que 65 engins avaient été cédés à titre gratuit par  un ancien gouverneur à un  professeur d’université pour la création de la société commerciale SEMAG, opérant à Songololo. Mais selon certaines indiscrétions, ces tracteurs auraient été vendus en Angola.

Des travaux de réfection des stades de football à Matadi et Boma avancent à pas de géant sur fonds propres de la province, alors que ces temples du foot se trouvaient dans un état de délabrement avancé depuis plus de dix ans. Et pour réaliser cette promesse, les autorités provinciales actuelles ont recouru à un appel d’offres, tordant ainsi le cou aux pratiques maffieuses des commissions.

A l’avènement de Jacques MBADU, il y avait 1.000 membres au cabinet du gouverneur, de son adjoint et des ministres provinciaux. Un personnel pléthorique composé pour la plupart des fictifs. L’équipe actuelle s’est conformée à la loi qui prévoit 10 membres par cabinet. De nombreux emplois ont été créés,  notamment au niveau des inspecteurs des finances au sein de la régie génératrice des recettes (REPERE) et des structures de passation des marchés publics. Deux usines sont en train d’être montées et vont générer des centaines d’emplois directs et indirects. La campagne agricole commence à produire des effets bénéfiques avec l’arrivée sur les marchés des centaines des tonnes des produits vivriers pour Kinshasa et d’autres qui sont même exportés en Angola.

Sur le plan social, 44 écoles et 30 centres de santé ont été réfectionnés et remis aux usagers à la fin du mois d’avril.  La route entre Matadi et Boma qui ressemblait à une piste de rallye depuis 7 ans est en pleine réfection et va être asphaltée grâce à un financement japonais. On ne fait plus que deux heures pour relier les deux principales villes de la province.

Plus des 45 transformateurs d’électricité ont été achetés sur fonds propres de la province et distribués sur toute l’étendue du Bas- Congo. Le terme délestage appartient au passé. Quant à la desserte en eau potable, l’on signale que des groupes motopompes ont été installés dans certains quartiers de Matadi, de sorte que l’on ne voit plus le spectacle désolant de longues files d’hommes et femmes allant puiser de l’eau au fleuve. Que des morts par noyade n’a-t-on pas déplorés ? Sur fonds propres du gouvernorat actuel, une usine de traitement d’eau sera bientôt inaugurée juste à côté du pont Mpozo. Les travaux d’installation des tuyaux de conduite d’eau potable venant de cette usine avancent à pas de géant pour les quartiers de Soyo et environnants. L’eau potable coule à flots dans les robinets de Boma et de Matadi. Des travaux de réinstallation de nouveaux tuyaux d’eau s’effectuent à un rythme infernal en vue de palier la carence d’eau. Les travaux de réfection de l’aéroport de Boma sont très avancés pour une piste de 3.000 mètres qui sera asphaltée pour recevoir des avions de n’importe quel  type. Outre le pont reliant la commune de Kalamu au centre-ville qui a été totalement réfectionné, les autres routes de la ville de Boma sont en train de recevoir le premier coup de pioche, dont celle RN1 au port, l’avenue de la Caserne, l’avenue Mobutu.

Le rapport de la Cour des Comptes renseigne que la somme de 350 millions des Francs congolais est mensuellement rétrocédée aux entités décentralisées. Cependant, indique le même rapport, à l’avènement de l’actuelle équipe, la province était déficitaire de l’ordre de 6 milliards de Francs Congolais à cause des dettes auprès des banques commerciales privées. En plus de 2 milliards de FC des chèques sans provisions et 3OO millions des FC remis à des faux opérateurs économiques bien connus car étant des prête-noms des responsables politiques de l’ancienne équipe. Voilà le tableau de la situation de la province contrairement aux allégations mensongères du député de Matadi, qui a l’habitude de faire croire aux gens qu’il est membre de la famille d’un illustre homme d’affaires du coin. Il doit son élection au fait d’avoir été le chauffeur d’un candidat à la présidentielle qu’il a trahi en siégeant au parlement. Les leaders du Bas-Congo dénoncent le populisme mensonger et diffamatoire de ce député de Matadi à l’endroit des autorités centrales et provinciales. Une stratégie que les Ne Kong ne tolèrent plus. Pour preuve, lors de son meeting à Matadi, il n’a pas pu réunir plus de cent personnes et sa marche de Boma a été un cuisant échec, indiquent des sources policières.

F.M.  

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