Les mandataires publics sous pression

ll se tient depuis le  lundi 29 mars 2010  au ministère des Affaires Etrangères un séminaire sur la bonne gouvernance dans les entreprises publiques. Organisé conjointement par le Comité Interministériel d’Audit et de Bonne Gouvernance (Ciabg) et Promoting Credible Elections Governance in Africa (Eisa), il  prend fin le 1er avril 2010. La quasi-totalité d’entreprises et instituts supérieurs publics sont représentés par leurs principaux animateurs.
 
            La cérémonie d’ouverture a été rehaussée de la présence du Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, Jean- Claude Mashini. Le Nigérian Tagho, avocat à la Cour Suprême de Justice, auteur de plusieurs publications, le consultant d’Eisa et le prof. Omombo sont les animateurs de ce séminaire.
            En sa qualité d’hôte, le chargé principal de programmes d’Eisa a laissé entendre que les élections et la mise en place des institutions de gouvernance les intéressent particulièrement. Depuis 2008, ils ont mis le cap sur le second volet, a-t-il indiqué.
            Hector Lubamba a fait remarquer  qu’ils ont eu à travailler avec le Ciabg sur un volet technique. Et d’ajouter qu’experts du Ciabg et managers d’entreprises doivent se mettre sur le même diapason. « Nous n’avons pas la prétention d’inventer la roue ». En fait, tout au long du séminaire, les participants vont échanger leurs expériences sur la gestion des entreprises. 
            Créée en mai 2007, le Ciag s’est donné entre autres missions la lutte contre les antivaleurs ( gabégie, corruption…). Dresser l’état des lieux des finances du pays, exploiter les rapports d’audit faits, contrôler la gestion des entreprises publiques sont les missions assignées à ce comité interministériel, qui on le sait, dépend de la Primature.
            Pour certains managers d’entreprises, le concept « gouvernance » est une nouveauté, a-t-il précisé.  Néanmoins, la situation des entreprises publiques est en pleine évolution. Il y a eu d’abord les mesures de juillet 2008 relatives à la réforme des entreprises suivies plus tard de leur mise en application.
 
L’épée de Damoclès
 
            Amener les entreprises à être beaucoup plus performantes est l’objectif principal assigné à ce séminaire, a indiqué Mashini. Ayant fait la ronde de plusieurs entreprises, le constat fait est que bon nombre de managers ne reversent pas à l’Etat des quotités relatives à la Contribution sur le Chiffre d’Affaires   (CCA), aux taxes sur le FPI, à l’Inss et à l’impôt sur le revenu locatif.
            C’est dans ce sens qu’ils ont voulu dans un premier temps sensibiliser les Adg, Dg des entreprises, instituts supérieurs, hôpitaux publics. Et si aucune amélioration sensible n’est observée lors de leur prochain passage, les mandataires défaillants seront sanctionnés. Par contre, les plus méritants pourraient être décorés.
            Introduction à la gouvernance d’entreprise, gestion financière, amélioration du conseil d’administration, éthique et responsabilité sociale sont les quatre modules retenus pour ce séminaire.
 
Jean- Pierre Nkutu

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