Les Kinois exigent plus de sécurité

A  la publication, hier dans notre journal,  des numéros d’appels de tous les postes de police de Kinshasa, nombreux sont les  Kinois qui ont applaudi de deux mains, le dispositif d’alerte ainsi mis à leur portée et qui leur permet de joindre à tout moment, tous les postes de police, aux fins de solliciter une intervention des agents en service et présents à leur poste.
 
            Tous se réjouissent de constater que l’autorité a pris réellement conscience de la menace des Kuluna, Shegués et autres hommes en uniforme, au vu des statistiques établies jusqu’ici.
Certes, qu’avec la panoplie des mesures de sécurisation de différents quartiers de la ville prises par l’inspecteur provincial de la police, les Kinois s’imaginent passer les festivités de Nouvel An sans quelque agression des marginaux ou sans une attaque à main armée de la part des hommes en uniforme.
Les fêtards rêvent des réveillons prolongés jusqu’aux petites heures du matin, sans rencontre fortuite avec un malfaiteur.
            Les assurances de l’inspecteur divisionnaire adjoint Jean de Dieu Oleko prises au sérieux, il ne reste plus qu’à mettre le fameux dispositif à l’épreuve des faits et du temps. On n’a donc pas le droit de douter d’une telle avancée dans la sécurisation de la population kinoise.
            Une chose est certaine, les Kinois ont leur petite idée de la sécurité de leur ville. Une idée nourrie par plusieurs expériences malheureuses du passé et qui ont laissé de mauvais souvenirs chez certains.
            Comme pour les incendies, ils savent qu’il existe dans la ville, des services des sapeurs-pompiers disposant d’un matériel adéquat. Mais devant des cas de sinistres, ces services et leurs équipements paraissent inefficaces, au point que leurs interventions tardives ne répondent pas aux attentes des sinistrés.
            Le dispositif de sécurisation de Kinshasa montre que la capitale est quadrillée et bien cernée par une multitude des postes de police et des effectifs renforcés dans chaque point de contrôle. De jour comme de nuit, il est impensable qu’on  puisse  parler des effectifs insuffisants et incapables d’intervenir. Le caractère opérationnel de la police de proximité est ainsi réaffirmé dans cette couverture sécuritaire nouvelle formule.
            On ne devrait pas avoir droit à l’erreur, quant à la mobilité des policiers appelés à intervenir. Les Kinois s’attendent donc à une nouvelle manière de la police d’assurer leur sécurité.
            Promptitude, rapidité et efficacité devront être au rendez-vous de tous les appels de détresse lancés par les Kinois victimes d’agression ou menacés par des délinquants sans foi ni loi.
            La direction des opérations de l’inspection provinciale de la police devra ainsi prévoir quelques unités mobiles postées aux points stratégiques et de liaison. Des unités capables d’acheminer des équipes d’intervention sur le terrain et d’enrayer la menace avant qu’elle ne soit mise en exécution. C’est cela l’efficacité attendue de ce dispositif.
            Les Kinois sont souvent désabusés d’être renvoyés vers l’Echangeur ou Victoire, en cas d’agression, alors qu’ils ont appelé le Commissariat le plus proche. Le décor habituel est celui des policiers qui se manifestent le matin d’un crime ou d’un vol, pour constater les dégâts. Les policiers vont-ils se détourner des parkings pour sécuriser les Kinois ?
            De ce point de vue, la carence du matériel de répression, les pannes de communication et des véhicules insérés dans le dispositif, et l’absence des renforts en cas de besoin pressant, ont été étudiées et des solutions de rechange sont à la portée de la main des équipes d’intervention.
 
                      J.R.T.     

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