Les firmes VOITH et Elecnor pour booster Inga I

Un contrat de partenariat lie, depuis le vendredi 24 mai 2013, la Société Nationale d’Electricité (Snel) et un Groupe composé des firmes allemande VOITH et espagnole Elecnor. Il a été signé par Eric Mbala, Administrateur Délégué intérimaire de la Snel et Dr Luciana Lorenzini, chef de délégation et représentant de la firme allemande Voith pour l’Afrique francophone. La cérémonie de signature a eu pour cadre le cabinet de travail de ministre Bruno Kapandji Kalala des Ressources Hydrauliques et Electricité, qui a du reste parrainé le dossier.

            L’accord porte sur des travaux de réhabilitation et de modernisation de deux machines de la centrale hydro-électrique Inga I, dans la province du Bas-Congo, et plus précisément les groupes 11 et 15. Selon les termes du partenariat, les travaux devraient durer 36 mois, pour un coût fixé à 15.888.251, 40 Usd (quinze millions huit quatre-vingt-huit mille deux cinquante-et- un dollars américains).

            C’est la Banque Mondiale, indique-t-on, qui va mettre ce fond à la disposition du gouvernement congolais. Une fois remise en selle, la centrale d’Inga I devrait être en mesure de produire 110 Mégawatts d’une fiabilité irréprochable. Il est à espérer que d’ici trois ans, les Kinoises et Kinois pourraient oublier le cauchemar des délestages et des coupures intempestives de courant.

            Cette action tombe à point nommé car le Groupe 15 d’Inga a cessé d’être opérationnel depuis 2009 et ressemblait de plus en plus à une pièce de musée. Quant au Groupe 11, tout en continuant de fonctionner, fournissait un courant non fiable.

S’exprimant en marge de la signature du contrat entre la Snel et le duo Voith/Elecnor, Bruno Kapandji l’a inscrit au compte de la Révolution de la Modernité, cheval de bataille du Chef de l’Etat et du Gouvernement durant le quinquennat 2011-2016. Il a laissé entendre que le rythme du développement de  la RDC devrait s’accélérer, compte tenu de la stabilité de la monnaie, de l’assainissement du cadre macro-économique, de la maîtrise de l’inflation, de l’amélioration sensible du climat des affaires, de l’accroissement des recettes publiques, etc.

             Bref, selon Bruno Kapandji, le décor est planté pour la multiplication des projets d’investissement.

            Fidèle à son credo de la gestion basée sur des résultats, l’équipe Matata vise à doubler la desserte nationale en électricité à l’horizon 2016, en la faisant passer de 9 à 18%. Cela va impliquer la réhabilitation des centrales hydroélectriques existantes et la construction de nouveaux barrages aux quatre coins du pays. C’est dans ce cadre qu’il a invité les managers du Groupement Voith et Elecnor à s’intéresser au projet d’Inga III, actuellement en phase de finalisation des études de faisabilité et de bouclage des montages financiers.

            Il a saisi la même opportunité pour insister sur le caractère désormais ordinaire de ce gigantesque ouvrage, au regard des besoins futurs en électricité de la RDC et de plusieurs pays du continent, dont l’Afrique du Sud et le Nigeria.  S’agissant particulièrement de notre pays, le gouvernement envisage la création d’une nouvelle zone franche industrielle à Maluku, qui se présente comme grande consommatrice d’énergie électrique.

                                                                                  Kimp

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