Les femmes politiques serrent les rangs

Sous la présidence de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Marie Ange Lukiana Mufuankolo, la 1ère conférence nationale de toutes les femmes politiques de la RD Congo a ouvert ses portes hier lundi 29 mars 2010 au Centre Catholique Nganda, dans la Commune de Kintambo. Autour du thème central : « Femmes congolaises et pouvoir politique, Cinquante ans après l’Indépendance, quel avenir ? », cette session initiée par la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections(LIFCE) a pour objectif global de faire un état de lieu complet de l’histoire de la participation politique de la gent féminine 50 ans après l’accession du pays à l’indépendance en vue de situer leur action dans l’avenir. 
 
            La Conférence va non seulement procéder à la valorisation et la promotion des femmes engagées dans la politique active, mais aussi préparer la contribution des Congolaises à la 1ère Conférence Mondiale sur la participation politique des femmes à Yaoundé ( Cameroun) et élaborer le mémorandum des femmes aux festivités du « Cinquantenaire », le 30 juin 2010.    
            Afin de faciliter l’échange de connaissances et d’expériences, les organisatrices ont choisi une approche participative comme méthodologie de travail. Quant aux intervenants, ils sont choisis en fonction de leur spécialité de formation et d’expérience professionnelle sur terrain. Pour la plupart, ce sont les professeurs d’université œuvrant dans le domaine de l’histoire, de la protection et de la promotion des droits civils et politiques. Dans le lot, on retrouve : le prof. Gabriel Mangu, Mme Bolya, Mme Nzuzi wa Mbombo, le prof. Jacques Djoli, le prof. Kambayi Bwatsha, Mme Thérèse Pakasa, le prof. Biyoya Philippe, la sénatrice Eve Bazaiba, etc.
            Les travaux qui bénéficient d’un  appui des organisations telles que Osisa, Pnud, Unifem et Monuc, se clôtureront le mercredi 31 mars 2010 après diverses discussions en atelier sur des sous-thèmes tels que la loi sur la parité ; la stratégie nationale de la gouvernance politique ; la loi de la CENI ; le mouvement de la participation politique des femmes ; l’insertion de la parité dans les lois en cours des débats au parlement etc.
                                   
            A titre illustratif, 49 femmes seulement sur 500 sont à l’Assemblée nationale ; 6 sur 108 au Sénat ; 5 sur 45 au gouvernement ; 0 sur 11 au gouvernorat des provinces et enfin, 0 femme élue députée nationale ou provinciale au Maniema.  « Comment peut-on exprimer cette disproportion, alors que les femmes ont constitué plus de 63% de l’électorat ? » 
Tshieke Bukasa
 

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