Les femmes exigent la parité

«Femmes, actions sociales et laïcité, apport de la femme dans les luttes syndicales et leur place dans les syndicats congolais, scolarisation et laïcité, culture et développement : tels sont les thèmes développés au cours de quatre séances de formation, organisées du 21 au 28 octobre 2011, au centre de Wallonie Bruxelles Internationale, par la maison de Laïcité de Kinshasa, avec le soutien de la LHAC/Belgique (Laïcité et Humanisme en Afrique centrale). C’était dans le but de rassembler les hommes et les femmes d’opinions, religions ou convictions diverses en une même société politique. Et également d’influencer les femmes à être une force vive qui va leur permettre de sortir de la peur, de la timidité, de la culpabilité, de l’obsession à rechercher la connaissance de l’homme, de son manque de confiance en elle.

En effet, ce séminaire de formation a permis aux participants d’avoir la connaissance sur les implications politiques de l’Etat Laïque, garant de l’unité, et les responsabilités qui en découlent pour ceux qui dirigent les institutions de l’Etat. On rappelle que les séminaristes ont échangé pendant deux jours, soit du 21 au 22 octobre 2011, sur la question de la femme à travers les valeurs de la laïcité. Ils ont conclu que la laïcité doit être intériorisée pour qu’elle soit efficace et opérationnelle. C’est un travail qui doit se faire à l’intérieur de chacun des individus. Il faut que les individus soient libres de toute pression, pour pouvoir exercer la démocratie. Après ces deux journées introductives, la formation était interrompue afin de permettre aux participants de prendre part aux assises du forum social congolais au Carrefour des Jeunes, à Kalamu. C’est après avoir effectué cette visite que les animateurs ont lancé le deuxième module qui est parti du 27 au 28 octobre. Les enseignements ont porté sur l’état de lieux des femmes en RDC, leur apport et place dans les syndicats et ensuite les défis à relever. Les participants ont souligné que, du point de vue démographique, il y a plus de femmes que d’hommes dans la population. On peut dire que la femme a de plus en plus de la place au syndicat.

Mais par contre on trouve peu de femmes dans les syndicats, parce qu’on attend toujours d’elles qu’elles soient confinées aux charges ménagères. Depuis l’avènement du pluralisme, le paysage syndical a quelque peu changé et les femmes travailleuses commencent à se démarquer de tout préjugé lié à la tradition comme la femme au ménage, la femme pour la maternité, la femme incapable juridiquement.
Les femmes doivent se battre pour se faire une place au même titre que les hommes. Elles doivent préparer les propositions pour le développement de la législation et l’administration concernant l’égalité. Cette lutte ne peut pas se limiter au niveau syndical.

Muriel Kadima

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