Les femmes activistes à l’école de recherche de financement

            Les Réseaux des organisations féminines d’Afrique francophone (Rofaf) et Genre et Droit de la femme (Gedrofe) ont ouvert, hier mardi 16 juillet 2013 au Centre Carter à Kintambo, un atelier sur « L’utilisation stratégique des technologies de l’information et de la communication et les nouveaux médias appliqués à la recherche des financements ». Session  de renforcement des capacités, devant se clôturer le vendredi 19 juillet 2013, elle va permettre, à l’issue de quatre jours de formation, aux responsables d’une vingtaine d’organisations féminines à s’outiller dans l’utilisation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et de nouveaux médias en RDC.

            Ouverte officiellement par Lunko Nzuzi, représentant du ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTT-NTIC), ce dernier a déclaré que son ministère  encourage l’initiative  du Rofaf car elle « accroît l’accès de la femme congolaise aux technologies de l’information et de la communication ».

            « Aujourd’hui, avec l’avènement de la fibre optique, la RDC en général et la femme congolaise en particulier ont là une opportunité de promouvoir davantage leurs actions et leur plaidoyer », a-t-il souligné. Avant de renchérir : « Notre ministère vous assure de son soutien dans la recherche de financement pour la promotion des droits de la femme congolaise à accéder aux technologies de l’information et de la communication ».

            Auparavant, Mme Joséphine Ngalula Kabeya, secrétaire-exécutive du réseau Gedrofe, s’était appesantie sur les objectifs de cet atelier. A l’en croire, ceux-ci visent, notamment « à apprendre aux responsables des organisations qui travaillent dans la promotion des droits des femmes comment procéder à l’utilisation appliquée des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des nouveaux médias pour améliorer leur capacité de leur organisation à accéder aux finances, à présenter l’impact de leurs activités et financer leurs partenaires financiers ».

            Néanmoins, cette activiste a promptement regretté que les femmes aient moins de chance de savoir lire ou de parler anglais et n’aient guère de possibilité de se former aux technologies de l’informatique.

            Abondant dans le même sens, Mme Massan d’Almeida, fondatrice et directrice du Rofaf a, dans son allocution lue par Joachim Bongeye W’Essongola Matondo, directeur des programmes du réseau Gedrofe, fait savoir que cet atelier « vise à renforcer les organisations de femmes à l’utilisation stratégique des TIC, nouveaux médias et médias sociaux dans leurs stratégies de mobilisation de ressources ».

            Pour elle enfin, les organisations de femmes doivent maîtriser ces technologies et utiliser un ensemble des stratégies « pour amener les donateurs à s’intéresser à leurs activités et à les financer ».

Tshieke Bukasa

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