Les experts pour la création d’une filière de Transport multimodal en RDC

TRANSPORT MULTIGrâce à l’appui de l’Agence Française de développement (AFD), les experts du secteur du Transport se sont retrouvés, mercredi 29 janvier 2014, à la direction provinciale de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), autour du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale, Modeste Bahati Lukwebo. Objectif de la rencontre : réfléchir sur la mutualisation du système de formation en vue de pérenniser les compétences dans ce secteur. Cela d’autant plus que ce secteur constitue, sans conteste, l’épine dorsale de l’économie de la République Démocratique du Congo, dont la superficie nécessite la jonction des points de production à ceux de consommation.

         Y étaient présents : les directeurs généraux des sociétés SEP-CONGO et TRANSCO, les représentants de la Régie des Voies Aériennes (RVA), de la Société Congolaise des Transports et des Ports (SCPT, ex-ONATRA), New Trans, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), ainsi que de différents ministères.

            Au terme de leurs échanges, tous les experts ont unanimement reconnu la nécessité et l’importance de la formation aux métiers de Transport multimodal en République Démocratique du Congo. Raison pour laquelle ils ont émis le vœu de voir l’Institut National de Préparation Professionnelle se doter d’une filière de Transport multimodal.

            Dans son mot de circonstance, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale, Modeste Bahati Lukwebo, s’est apaisanti sur la nécessité de « qualifier des personnes pour la production et la sécurisation de l’économie, ainsi que de répondre de manière directe aux besoins de la population ».

            L’Administrateur directeur général de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, a soutenu que le développement de la RDC passe par les voies de communication, notamment terrestre, aérienne, ferroviaire, maritime, fluviale et lacustre.  Il a déploré, toutefois, la disparition de la plupart des sociétés de transport à cause du manque de compétences nationales. Il a également fustigé la disparition des certains métiers du secteur de transport tels que dockers et matelots.

            Cet atelier, s’est félicité Maurice Tshikuya, est tombé bien à pic. Car, il est plus que temps de relever ce grand défi et de baliser la voie pour l’éclosion de ce secteur si important de la vie nationale. SEP-CONGO, par exemple, compte envoyer son personnel à l’INPP pour la formation des chauffeurs des véhicules poids lourds pour le transport de son carburant par voie terrestre.

            Le directeur pays de l’Agence Française de Développement, Jean –Christophe Maurin, a salué cette initiative qui a pour finalité de fédérer les compétences à l’INPP par la construction des Centres de formation multimodale. Il a ainsi assuré tous les participants de la disponibilité de son institution à apporter sa pierre non seulement pour planter le jalon, mais aussi pour sa réalisation, mieux sa concrétisation. Car, il faut créer les compétences utiles en vue de rentabiliser ce secteur clé et pilier du développement économique d’un pays.

Michel  LUKA 

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