Les conflits et la violence ont séparé des millions de réfugiés de leurs proches

La Commission nationale des Réfugiés (C.N.R), la représentation régionale du Haut- Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR)  en République Démocratique du Congo et le bureau exécutif du Comité des Réfugiés Urbains de Kinshasa ont organisé hier mercredi 20 juin dans la salle des conférences internationales du Ministère des Affaires Etrangères, dans la commune de la Gombe, une cérémonie officielle à l’occasion de la journée mondiale du réfugié. Le thème retenu pour cette journée célébrée le 20 juin de  chaque année était : une seule famille déchirée par la guerre, c’est déjà trop.
Dans l’accomplissement de ses tâches, la Commission nationale des réfugiés coopère étroitement avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, comme prévu à l’article 32 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et à l’article VIII de la convention de l’Union Africaine (U.A) du 10 septembre 1969 régissant les aspects propres  aux problèmes des réfugiés en Afrique. Cette dernière, en synergie avec la communauté internationale et les gouvernements des pays d’accueil, se montre sensible à la situation difficile des réfugiés et demandeurs d’asile dans le monde aux fins de trouver des solutions à leur situation.
 
Selon Toko Makanga Emmanuel, président du Comité des réfugiés Urbains de Kinshasa (COMIREF), ces solutions passent par l’accueil ou l’hospitalité, le non refoulement, l’octroi de l’asile, l’aide humanitaire dans plusieurs domaines à savoir : le logement, la santé, l’éducation, la formation, l’emploi, l’intégration dans les pays d’accueil, le rapatriement librement consenti ou la réinstallation dans un pays tiers. Les réfugiés sont des personnes comme tous les autres, et n’ont jamais souhaité un seul instant quitter leurs propres pays et être séparés de leurs familles. Ce sont plutôt les conflits, les violations des droits de l’homme et d’autres facteurs générateurs du phénomène réfugié qui les contraignent à fuir vers d’autres pays où ils espèrent  retrouver l’espoir. Plus de 10 millions des réfugiés ont tout perdu.
 
Mme Germaine Appi Bationo, représentant du Haut Commissariat des Nations Unies aux Refugiés (HCR), a parlé de 42 millions de personnes déplacées dans le monde. Le Kenya accueille plus d’ 1,5 millions; le Burkina Faso plus ou moins 15 millions. La République Démocratique du Congo, pays d’accueil depuis des décennies, héberge plus de 150 millions de réfugiés, dont la majorité est la population angolaise. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ils représentent des hommes, des femmes et des enfants déplacés dont on devrait se souvenir et témoigner tout l’amour qu’il faut dans les pays d’accueil.
La République Démocratique du Congo, à qui réaffirmé son engagement vis-à-vis des réfugiés. De ce fait, la garantie de l’hospitalité sur le territoire de la République Démocratique du Congo et l’assistance  juridique du gouvernement ; la réalisation de la carte d’identité pour les réfugiés (CIRE) par la C.N.R, en partenariat avec le H.C.R, ont été largement salués. Cette journée s’est déroulée en présence du vice-ministre Egide Ngokoso, qui, a jeté des fleurs à l’UNHCR pour le travail accompli.
 
Christelle Mokando Mamungo
Stagiaire/IFASIC

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