Les commerçants congolais dans le doute

Après de longues négociations entre les corporations commerçantes (vendeurs), les syndicats et les gouvernements provincial et central sur l’exercice du commerce en détail par les expatriés, les commerçants congolais sont toujours dans l’attente de l’exécution de la loi. Cette rencontre d’échanges entre les parties prenantes et les membres du  gouvernement  s’est tenue le mercredi 25 juillet 2012  dans la salle de conférence de l’église Notre Dame de Fatima.
 Les portes-paroles et défenseurs des commerçants (syndicats) ont manifesté leur mécontentement sur le fait que les expatriés exercent le commerce en détail en République Démocratique du Congo, chose  impossible  pour les commerçants congolais à l’étranger. Le ministre de  tutelle,  Jean Paul Nemoyato Besepolo, a répondu  positivement à leur préoccupation et leur promet de mettre en application la loi.

 Néanmoins, dans l’applicabilité de ladite loi,  il y  a une et une seule exigence «la nomenclature  des différents produits» ce qui veut  dire  «la liste reprenant tous les produits repartis en gros ; demi-gros  et détail». Car, c’est le seul document qui va lui permettre de  bien définir les règles du jeu et sanctionner les  expatriés fautifs.
 Cependant, certains commerçants ne sont pas contents de cette décision. Car, attendre 10 jours  pour l’établissement de la «nomenclature» poser de sérieux problèmes puisque les expatriés  continuent à exercer le commerce de détail. Pour eux, le ministre devait tout d’abord fermer les magasins des expatriés qui sont hors la loi et obsrever un délai d’attente ensuite.
 Déjà, un sérieux problème se pose dans la  différenciation entre le détail et le gros pour certains produits de première  nécessité comme le sucre (le détail : c’est un sac, un sachet ?),  l’huile (détail : un carton, un bidon?). L’équation est compliquée, étant donné que les commerçants soulignent que le gros équivaut à 12 sacs  de sucre par exemple et 6 sacs demi-gros. Et pour eux, un sac  de sucre équivaut  au détail.     
 «Nous sommes en colère contre ces expatriés qui nous font souffrir. D’ailleurs, à Kwilu-Ngongo et à la Cimenterie de la Lukaya, sur les 100%  de la production du ciment et du sucre, près de  80% sont réservés aux expatriés. Et, nous, nous ne bénéficions que 20%. Hors, en suivant la logique des choses, un grossiste ne doit pas etre en contact direct avec les derniers consommateurs,   déclare un commençant dans l’anonymat.  Certes, le gouvernement a du pain sur la planche car les commerçants sont très déterminés pour que cette loi soit respectée.
 Guy Matondo Kingotolo ministre provincial de l’Economie, Commerce, Petites et Moyennes Entreprises a rassuré lescommerçants qu’il va lutter pour le bon climat des affaires dans la ville de Kinshasa. Car, la chaîne de distribution  est fort perturbée.
 Le ministre de tutelle a demandé aux grossistes et détaillants de pouvoir s’intégrer dans une corporation quelconque, entre autres la FEC, FENEPEC, COPEMECO… afin de lui faire parvenir leurs doléances. Ensuite, il les a invités à s’identifier, au travers la parente.

Dorcas Nsomue 

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