Les chefs des confessions religieuses en mission de sensibilisation sur l’agression de la RDC par le Rwanda

Une délégation des confessions religieuses du Congo, toutes tendances confondues, et conduite par Mgr Marini Bodho, le représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo, a eu hier matin, un entretien avec le Comité national de la FEC avec à sa tête, son président, Albert Yuma Mulimbi. Et ce, au siège national de l’association patronale du Congo.  Au cours de cette rencontre, Mgr Marini Bodho a remis  à M. Albert Yuma, une pétition destinée à la Fédération des entreprises du Congo, pour solliciter son appui au vaste mouvement déclenché par les églises traditionnelles et celles de réveil, ainsi que la Communauté islamique du Congo, contre les crimes commis par le Rwanda en RDC. A travers cette pétition, les chrétiens et les musulmans derrière leurs pasteurs et les chefs religieux, tous solidaires de leurs compatriotes confrontés aux affres des affrontements entre les Fardc et les mutins du M23, crient leur ras le bol contre les agissements de l’un des pays voisins de la RDC, le Rwanda.

 Dans le lot des griefs épinglés par les confessions religieuses, on cite la création du Mouvement M 23, la fourniture des armes et de l’appui logistique au mouvement rebelle, le recrutement des enfants et des réfugiés, ainsi que le recyclage des ex-combattants des FDLR, et l’ingérence dans les affaires intérieures de la RDC, par la manipulation des politiciens congolais. Ce n’est pas tout. Dans cette même pétition, on relève aussi l’intervention directe dans le renforcement du M 23 à partir du territoire congolais, l’appui matériel et financier aux groupes armés en RDC, et la collaboration avec les FDLR. Le Rwanda est même devenu un refuge pour les criminels de guerre traqués par la Cour pénale internationale.
 Pour terminer, les confessions religieuses ont demandé aux dirigeants des entreprises privées du Congo, une condamnation sans atermoiement de cette invasion injuste et inqualifiable qui mine les efforts de réconciliation et de reconstruction de la nation congolaise. Cette « guerre » imposée au peuple congolais, s’accompagne d’une criminalité transfrontalière sans précédent et d’un pillage systématique des ressources naturelles de la RDC.


 En conséquence, les églises traditionnelles et de réveil, ainsi que la communauté islamique du Congo exigent la répression des crimes commis par le Rwanda en RDC. D’où cette pétition a été adressée au secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, au Conseil de sécurité de l’ONU et aux membres permanents du Conseil de sécurité.
 A l’issue de cette réunion, le président national de la FEC a indiqué au nom de son association patronale, qu’il approuve et soutient la démarche menée par les confessions religieuses du Congo. Car, après la Société civile, a-t-il fait remarquer, ce sont les confessions religieuses qui condamnent l’appui que le Rwanda apporte aux rebelles, mutins et autres forces négatives, et d’ajouter que cette guerre crée une situation d’insécurité généralisée qui empêche la réalisation des affaires. Pendant que les balles d’armes automatiques crépitent, les canons grondent, que des obus tombent sur des vies humaines, les entreprises ne tournent pas. La vie économique est paralysée et c’est le pays qui en souffre.
 Albert Yuma Mulimbi a promis à la délégation des chefs des confessions religieuses, de récolter auprès de ses membres, toutes les signatures pour que cette pétition devienne l’expression de colère du peuple congolais, et de sa condamnation à l’aggravation de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.


    J.R.T. 

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