Les BTR ont ponctionné 27,3 milliards de FC

Contrairement à ce que pensent beaucoup des gens, la gestion des liquidités et le suivi de leur mouvement sur le marché financier congolais n’échappent pas au contrôle de l’autorité monétaire, qu’est la Banque centrale du Congo. Dans notre pays, la Banque centrale du Congo s’est dotée de plusieurs instruments de politique monétaire pour pouvoir assurer un contrôle harmonieux et efficace de la masse des billets de banque en circulation sur le marché financier, tant hors et dans le circuit bancaire. Pour ce faire, l’Institut d’émission recourt aux experts du domaine dont la tâche quotidienne est de scruter tout mouvement de ces liquidités, d’en déceler les perturbations et de déclencher l’alerte, au cas où tout danger de surliquidité ou de crise de liquidités se signale. C’est donc sur base des données hebdomadaires et mensuelles collectées par ses techniciens que la Banque centrale du Congo détermine le niveau de ses interventions sur le marché financier.

Ainsi en est-il des opérations de vente des billets de trésorerie. Les dernières en date ont situé l’encours à 49 milliards de FC au 10 février. Selon les explications fournies par le directeur général chargé de la politique monétaire et des opérations bancaires à la BCC, il en est résulté une injection de la liquidité de 7,8 milliards de FC par rapport à fin décembre 2009. Cette injection,           a-t-il précisé, était dictée par la nécessité d’assurer une meilleure régulation de la liquidité et de compenser les retraits des liquidités réalisés par les excédents de trésorerie de l’Etat.
La réserve obligatoire, les interventions sur le marché des changes et la baisse de l’encours de refinancement ont permis au 12 février 2010, a réalisé Jean Louis Kayembe wa Kayembe, de neutraliser respectivement 20,2 milliards, 9,2 milliards et 5,1 milliards de FC depuis le début de cette année.
Fixant les idées sur les résultats des actions menées par les instruments de politique monétaire, le directeur général chargé de la politique monétaire et des opérations bancaires à la BCC note qu’ils ont contribué à réaliser une ponction des liquidités de l’ordre de 27,3 milliards de FC.
Aujourd’hui, tout le monde en convient, au regard de cette situation financière marquée par de légères tensions sur le marché des changes, il y a lieu que toutes les structures publiques qui veillent à la stabilité financière, soient plus vigilantes dans le souci de préserver la cohérence et une meilleure coordination entre les politiques budgétaire et monétaire.
Voilà pourquoi les difficultés auxquelles pourraient être confrontés le Comité de politique monétaire élargi, tout comme la direction de la Banque centrale chargée de la politique monétaire et des opérations bancaires, doivent trouver des solutions appropriées. Cela éviterait que ces structures ne puissent connaître le sort subi par d’autres services de l’Etat qui avaient démarré avec l’appui de toutes les autorités et qui sont devenues inopérationnelles, faute des frais de fonctionnement et de soutien institutionnel.

J.R.T.  

Leave a Reply