Les assassins de Kazadi Mumbayi traqués par la police criminelle

Le quartier Mbenseke, sur les hauteurs de Mont Ngafula, n’a pas encore séché ses larmes, ni les membres du personnel de la société de téléphonie cellulaire Vodacom ne se sont pas  encore remis de leur tristesse, une semaine après l’assassinat à son domicile, et devant sa femme et ses enfants, de Zacharie Kazadi Mumbayi, agent de cette entreprise, par des malfaiteurs armés.
Dans cette partie de Mont Ngafula, l’ombre de la mort continue de planer, au point que désormais, toutes les nuits, les silhouettes des personnes dissimulées au coin des rues, sous des arbres, retranchées dans des maisons inachevées, ne rassurent plus. La population craint d’être interpellée par ces malfrats décidés à dépouiller les paisibles citoyens ou à tuer par cruauté. 
  Jadis quartier paisible, Mbenseke sort difficilement de son deuil. Et jusqu’à ce jour, on ne peut se rappeler non sans pincement au cœur, que dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 juin 2012, des malfaiteurs dont ignore le nombre exact, avaient fait irruption vers minuit, sur avenue Pylône, dans la maison de Kazadi Mumbayi, agent à la société Vodacom-Congo. Tous menaçants, ces agresseurs en quête des devises, n’entendaient pas un autre langage, alors que la victime s’époumonait à leur expliquer la crise enregistrée ces temps derniers. Devant leur insistance, Zacharie Kazadi s’est cru en devoir de les braver, espérant qu’ensemble avec ses enfants, ils pouvaient organiser la résistance et parvenir à mettre en déroute ces jeunes délinquants âgés probablement de moins de 3O ans. Cette tentative d’une rare témérité a provoqué le courroux des bandits. Pour en finir vite, l’un d’eux n’a pas trouvé mieux que de tirer une balle meurtrière sur Zacharie Kazadi. Mortellement touché, il est tombé et a succombé sur le champ.
 
En dépit du spectacle macabre de leur victime étalée par terre et saignant abondamment, un autre malfaiteur ne cessait d’admirer la beauté de la veuve. Voilà qu’il est allé s’armer d’un couteau de cuisine pour tenter de violer la dame en pleurs, devant ses enfants majeurs. Chose qui a révolté l’aîné des garçons. S’étant armé d’un pilon, ce dernier est revenu furtivement au salon où le brigand réitérait ses menaces sur sa mère. Pendant que l’agresseur était distrait, il lui a administré un violent coup sur la tête. L’homme est mort peu après. La tournure tragique des événements a entraîné immédiatement la débandade des autres membres de la bande.
En attendant la fin des investigations de la police, avons-nous appris, les deux corps, l’un de Zacharie Kazadi, et l’autre, du bandit non identifié, ont été entreposés à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa.
Selon des informations recueillies auprès d’une source policière, les limiers sont sur les traces des malfaiteurs. Et sur base des portraits-robots de ces brigands, l’on croit savoir que les enquêteurs disposeraient d’une somme importante d’informations permettant d’identifier les autres membres  de la bande et de localiser leur repaire. Avec ce crime, tout ce quartier mobilisé autour des orphelins ne jure plus que de se rendre justice sur tout malfaiteur qui s’aventurerait dans ce secteur.
 
                                     J.R.T. 

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