Les alliés du MLC disent non aux Concertations nationales

Logo-MLC2Les alliés du Mouvement de  libération du Congo viennent de décider d’appliquer la politique de la chaise vide face aux travaux des concertations nationales annoncés pour le mercredi 4 septembre.

Dans une déclaration rendue publique par l’honorable Bernard Biando, membre du bureau politique du parti cher à Nzanga Mobutu, trois formations politiques, membres du groupe parlementaire MLC et alliés à l’Assemblée Nationale, l’UDEMO,  la Convention pour la Renaissance, le parti pour l’Unité du Congo et le Progrès, s’en tiennent aux préalables contenus dans la déclaration politique de l’opposition du 1 juillet 2013 et les conclusions du conclave politique de Limete.

Tout en se désolidarisant du principal parti de leur groupe à l’Assemblée nationale, le Mouvement de Libération du Congo, partie prenante aux concertations nationales, ces partis politiques restent, toutefois selon leur communiqué  membres du groupe parlementaire, MLC et Alliés.

Il faut noter que le Mouvement pour le renouveau de clément Kanku, un autre membre du groupe parlementaire MLC et alliés qui n’a pas signé la présente déclaration, sera bel et bien avec le  parti de l’ex seigneur de guerre de Gemena, Jean-Pierre Bemba aux concertations nationales.

 

ERIC WEMBA

DECLARATION POLITIQUE DES PARTIS POLITIQUES MEMBRES DU GROUPE PARLEMENTAIRE «MLC & ALLIES» 

Réunis le mardi 27 août 2013 à l’endroit habituel, les partis signataires de la présente déclaration, membres du Groupe parlementaire «MLC & Alliés», analysant la situation politique du pays depuis la publication de l’Ordonnance n°013/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des Concertations nationales jusqu’au dépôt le jeudi 22 août 2013, du rapport du groupe de contact au présidium, rendons public la déclaration suivante :

* Le 1er juillet 2013 au CEPAS, les partis signataires de la présente déclaration rappellent qu’ils avaient rendu public avec les autres partis politiques, groupes parlementaires et personnalités de l’Opposition une déclaration dans laquelle ils avaient critiqué l’Ordonnance susvisées tant sur le plan de la politique nationale que sur le plan du respect des accord et instruments juridiques internationaux, en l’occurrence l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région des Grands Lacs du 24 février 2013 et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 27 mars 2013;

- En exécution de la  volonté commune exprimée dans la déclaration politique susvisée et primant l’intérêt supérieur de la nation congolaise et du peuple sur toutes les considérations partisanes; avons eu à prendre une part active aux travaux du conclave de l’Opposition politique qui s’est tenu du 06 au 11 juillet 2013 sur la 15ème Rue/Limete et ce, nonobstant le désistement de certains Partis politiques signataires de la déclaration du 1er juillet 2013;

- Il vous souviendra que les travaux dudit conclave ont été sanctionnés par un rapport final qui comprenait notamment une série de résolutions en rapport avec :

a. L’analyse de l’Ordonnance présidentielle n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des Concertations nationales,

b. Le projet du Règlement intérieur du Dialogue national;

c. Le cahier de charges de l’Opposition politique congolaise au Dialogue politique;

d. La problématique de la révision constitutionnelle et des questions électorales;

e. L’organisation et le fonctionnement de l’Opposition politique.

            D’une manière générale, l’Opposition politique avait entre autres exigé que :

a) Les composantes devraient être invitées à discuter lors d’un «Dialogue politique» transparent et sans exclusive que le Président de la République aura à convoquer le plus diligemment possible et non pas «à créer». Lequel dialogue se tiendra uniquement à Kinshasa, siège des institutions.

b) Le dialogue politique national (et non concertations nationales) devrait se tenir sous les bons offices des Nations-Unies tout en recourant à la facilitation du Président de la République soeur du Congo, Monsieur Denis Sassou Nguesso, cosignataire de l’Accord-cadre et Président en exercice de la CIRGL;

c) La désignation des participants au dialogue politique devrait se faire suivant les principes de la représentation égale des 26 provinces constitutionnelles du pays, de la représentation paritaire de la Mouvance présidentielle, de l’Opposition politique parlementaire et extra-parlementaire, de la Société civile et de la femme dont le quota est fixé à 30%.

d) La convocation du Dialogue politique sera consécutive à un rapport dressé par une commission préparatoire mixte paritaire composée des Délégués de la Mouvance présidentielle, de l’Opposition politique et de la Société civile.

e) Les résolutions du Dialogue politique seront prises par consensus et seront exécutoires et opposables à tous.

f) La libération de tous les détenus politiques et d’opinions avant le début du dialogue;

g) Le rejet de toute tentative de révision constitutionnelle et la sensibilsiation de la population autour du mot d’ordre «Touches pas à ma Constitution» et ce, sur pied de l’article 64 de la Constitution;

h) La décision de ne participer à aucune Transition ni Gouvernement d’union nationale dont la finalité serait de prolonger les mandats des institutions en place.

            Par ailleurs, constatant que les préalables ci-dessus n’ont pas été pris en compte par le groupe de contact, les Partis politiques signataires de la présente déclaration dénonçons :

a. La non formalisation écrite des préalables exigées par l’Opposition politique avant toute participation au Dialogue national;

b. L’attitude des membres du groupe de contact qui n’ont travaillé que suivant la logique et le cadre des concertations nationales telles que créées par le Président de la République par son Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013, accouchant ainsi d’un Règlement Intérieur ambigu aux contours très flous;

c. Le rejet du principe de la représentation paritaire au profil de la représentation proportionnelle qui n’aura pour seul mérite que de faire passer en force leur plan machiavélique au mépris de l’intérêt général du peuple congolais;

d. L’idée grandissante de la mise sur pied à l’issue des travaux de Concertations nationales d’un gouvernement d’union nationale sur base de la nouvelle majorité à dégager.

            Considérant que les faits ci-dessus dénoncés mettent en péril l’esprit de la déclaration politique du 1er juillet 2013 au CEPAS et les résolutions du Conclave politique ainsi que les aspirations du Congo profond, les partis politiques membres du Groupe parlementaire «MLC & Alliés» signataires de la présente déclaration prenant le peuple à témoin, avons décidé, en âme et conscience, de ne pas prendre part aux assises des Concertations nationales telles qu’exigées par l’Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013.

Fait à Kinshasa, le mardi 27 août 2013

Les signataires

Pour l’UDEMO

Me Elie Ngomo Tongbo Bongaye

Secrétaire Général

 

Pour la CRP

Honorable Fidel Tingombay Mongonga, MBA

Président National

 

Pour le PUNA

Honorable Elysée

Bokumwana

Vice-Président

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