Les agents de la Cour des Comptes à l’école de l’OHADA

L’adhésion de la République Démocratique du Congo à l’OHADA exige un supplément de connaissances, études et analyses des questions ayant trait aux finances publiques. Telle est la raison majeure des deux sessions de formation organisées en faveur des auditeurs, magistrats et vérificateurs de la Cour des Comptes. Les enseignements dispensés au cours  de ces deux formations simultanées ont tourné autour : de la « Formation  sur l’audit des comptes  financiers dans le système de l’OHADA ». Cette formation a duré trois jours (du 27 au 29 juin 2012) au Cercle Elaeis. Elle était organisée grâce à l’appui du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) sur financement de la coopération britannique.
Les deux premiers jours étaient consacrés à l’assimilation de la matière et le dernier aux  travaux en commissions. L’uniformatisation des normes comptables de la République Démocratique du Congo avec celles de l’OHADA constitue une interpellation pour les magistrats et cadres techniques de   la Cour des Comptes  appelés à effectuer l’audit  des entreprises  de l’Etat  ayant  adopté la comptabilité du système de l’OHADA. Devant cette réalité, une mise à  niveau des connaissances pour ces derniers s’avère très importante et capitale. 
 
L’OHADA, qui est  une organisation continentale pour les droits des affaires en Afrique,  vise à régulariser et améliorer le climat des affaires en R.D.Congo. Les 35 participants ont fait savoir que l’adhésion de l’Etat Congolais  à cette structure moderne  est adaptée aux économies des pays africains. Et, elle  apportera sans nul doute la sécurité juridique et judiciaire que recherchent les investisseurs. 
Il faut noter que, les investisseurs européens, américains et asiatiques ont généralement peur d’investir en République Démocratique du Congo lorsqu’ils n’ont pas d’appui gouvernemental, sous prétexte qu’ils ne seront pas sécurisés. Certes, au terme d’application de ce droit, un Etat en voie de développement devrait s’attendre à l’amélioration  du climat des affaires  et  de la compétitivité de l’économie, par voie  de conséquence  de son classement dans l’échelle Doing Business établie chaque  année. 
Notons que  ces sessions de formation s’inscrivent dans la continuité des formations dispensées par le CREFIAF depuis 2011, au bénéfice des magistrats, auditeurs et vérificateurs de la Cour des  Comptes.
 
                                                Dorcas NSOMUE 

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