L’énigme Oleko

Toute la presse kinoise paraissant samedi dernier, avait sorti en manchette, la nouvelle du placement de l’inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa, l’inspecteur divisionnaire adjoint Jean de Dieu Oleko Komba, en résidence surveillée.

Cette nouvelle a également été relayée par la presse internationale, comme une suite de l’évolution des enquêtes judiciaires menées dans le cadre de l’affaire de la mort de Floribert Chebeya.

A la base de cette mesure conservatoire de la justice, on relève les déclarations faites par cet officier supérieur, au lendemain de la découverte par ses services à Mitendi, du corps sans vie du directeur exécutif de l’Ong «  Voix des sans voix pour les Droits de l’homme ». Selon plusieurs sources, il serait question pour les autorités judiciaires, de savoir l’origine exacte de la version qui a été présentée à la presse et les mobiles qui animaient son auteur. Ainsi les investigations ouvertes à ce sujet, tendraient à savoir qui a mis cette version dans la bouche de cet officier supérieur, au cas où il n’en revendiquerait pas lui-même la paternité !

Mais au moment où ces informations étaient diffusées, on a curieusement aperçu l’inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa  au Stade des Martyrs où il supervisait le même samedi dans l’après-midi, le dispositif sécuritaire mis en mouvement dans le cadre de la Journée de prière spéciale de l’évêque Pascal Mukuna de l’Assemblée chrétienne de Kinshasa et de ses fidèles, avant d’aller accorder quelques audiences à son bureau de l’avenue Pierre Mulele.

Comment expliquer cette énigme Oleko donné tantôt en résidence surveillée, tantôt libre de tous ses mouvements ? Dans sa quête d’une réponse à  cette question, Le Phare a appris hier dans la soirée que le général Oleko Komba va présider ce matin, au Camp Lufungula, une parade à l’intention des policiers et officiers des unités relevant de la garnison de Kinshasa. S’agit-il d’un pied de nez aux médias, coupables d’avoir lâché trop vite une info en leur possession?

On ne le pense pas. Mais ce qui paraît sûr, c’est que la presse s’est abreuvée à des sources dont la fiabilité ne fait aucun doute. La question maintenant est de savoir ce qui s’est effectivemet passé entre le moment où la nouvelle a été communiquée aux médias et sa diffusion effective. L’enquête sur l’assassinat  de Floribert Chebeya est manifestement loin d’avoir livré tous ses secrets.

En attendant, contentons-nous de préciser  qu’en prévision des festivités du 30 juin, le  patron de la police provinciale de la ville de Kinshasa va  rappeler ce matin à l’ensemble des policiers et des officiers, les instructions des autorités politico-administratives, quant au renforcement des mesures de sécurité en faveur des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue de la capitale. Il s’agira aussi de mettre plus de pression sur les marginaux, tels que les Kuluna et les Pombas qui ne cessent d’insécuriser les principaux quartiers les plus peuplés de Kinshasa. Et de mettre hors d’état de nuire les bandes des voleurs à main armée dont certains membres recherchés par la justice sont encore en cavale.

J.R.T.

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