L’économie sociale de marché expliquée aux Congolais

Des leaders congolais issus de divers horizons (universitaires, chercheurs, responsables des organisations scientifiques de la société civile, acteurs politiques, etc.) ont participé le mercredi 11 juin 2014 à la table ronde sur l’ « état des principes de l’économie sociale du marché en RDC ».

Organisée par la Fondation Konrad Adenauer, cette table ronde était destinée à permettre aux leaders congolais d’être suffisamment renseignés sur ce modèle d’économie qui a fait ses preuves en Allemagne, pour voir si l’économie sociale du marché peut être appliquée en République Démocratique du Congo.

Dans son mot d’introduction, le Représentant résident de Konrad Adenauer en Rdc, Steffen Krueger a, après avoir rappelé le cadre dans lequel sa structure organise toutes ces rencontres, dit que la présente activité vise à favoriser des échanges entre les différents membres de l’intelligentsia congolaise, décideurs et autres leaders de la société civile pour qu’ils soient informés du fonctionnement et avantages du système de gestion dit « économie sociale de marché ».

Il a, à l’occasion, défini ce concept mis en place par un homme d’Etat Allemand en l’occurrence Ludwig Erhard à qui il a rendu hommage au passage, comme un système qui favorise l’équilibre social tout en maintenant une forte croissance, une faible inflation, un faible taux de chômage, ainsi que de bonnes conditions de travail.

Au total, 19 participants parmi lesquels se trouvaient des universitaires, chercheurs, membres de la société civile, députés nationaux, et un représentant de l’Union européenne ont pris part à ces échanges.

Trois exposés ont été faits en marge de la table ronde, à savoir : « Eléments et principes de base de l’économie sociale de marché » par le professeur Ntungila Nkama Mbendu Floribert ; « Rôle de l’Etat dans une économie sociale de marché » par le professeur Kumbi ki Ngimbi Jean Michel ; et « Justice distributive et économie sociale de marché » par Manuelo Paulin.

Dans le premier exposé, l’orateur a expliqué que le système dispose de quelques principes fondamentaux dont la subsidiarité. Ici, l’Etat veille à ce que la population ne soit sacrifiée au profit du capitalisme libéral et sauvage. Dans ce principe jugé moteur, la satisfaction des besoins repose sur une éthique en vue d’assurer un partage égalitaire du revenu national.

Au chapitre des avantages, l’économie sociale de marché permet la stabilité monétaire, la propriété privée, la sécurité sociale, ainsi que la justice sociale.

Faisant la comparaison des principes généraux de l’économie de marche avec la situation de son pays, le prof Ntungila a déclaré qu’en République Démocratique du Congo, toutes ces conditions idéales font défaut. On a certes de bonnes perspectives à confirmer à l’avenir, a-t-il expliqué.

A son tour, le prof a dû remonter aux origines pour expliquer la philosophie ayant conduit au système de gestion dit « économie sociale de marché ». D’après l’orateur, tout est parti d’Adam Smith en passant par Fabian society jusqu’à l’Ecole de Fribourg (Freiburg schule).

            Quant au 3ème intervenant, il s’est appesanti sur les formes de justice que cette philosophie admet. A savoir : la justice légale (celle qui réglemente les devoirs des citoyens vis-à-vis de l’Etat), distributive (concerne les obligations ou charges de l’Etat vis-à-vis de ses concitoyens), et la justice commutative (les transactions de gré à gré entre les citoyens).

Dom

Leave a Reply