L’économie congolaise reste marquée par une croissance vigoureuse, estime Deo Mutombo

Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, a présidé la 6ème réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire(CPM), le vendredi 28 juin 2013 dans la salle de conférences de la BCC. Elle a porté essentiellement sur l’évolution de la conjoncture à l’échelle nationale et mondiale au premier semestre 2013, puis livré des perspectives pour le reste de l’année en cours.

            Sur le plan national, l’économie congolaise, selon le numéro 1 de la Banque nationale, reste marquée par une croissance économique vigoureuse estimée à 7,9% sur base des réalisations de production à fin avril, contre un objectif de 8,2%. «Cette croissance est essentiellement impulsée par les secteurs des mines, du commerce, de la construction ainsi que de l’agriculture», a-t-il appuyé.

            Aussi, a poursuivi Deogratias Mutombo, à fin juin 2013, le baromètre de conjoncture indique un regain d’optimisme de la part des chefs d’entreprises dans l’évolution de la conjoncture économique intérieure. Le solde positif d’opinions est remonté à + 17,3% contre 11,9% au mois de mois de mai, alors que tous les secteurs ont été à la base de cette amélioration, à l’exception du secteur manufacturier.

            Convaincu que la meilleure coordination des politiques conjoncturelles continue de produire des effets positifs sur le marché des biens et services, le gouverneur a informé qu’à fin juin l’inflation demeure maitrisée avec la réalisation d’un taux d’inflation cumulé annuel de 0,35% contre 2,34% à la période correspondante de 2012. « Dans ces conditions, en annualisé, l’inflation atteindrait 0,73% et en glissement annuel 0,72 contre une cible de 6,5%(…) Le taux de change se maintient sur le marché des changes dans la fourchette de 910 et 925 CDF le dollar américain… » a illustré Deogratias Mutombo.

            Au niveau du secteur monétaire, le marché bancaire est resté très actif avec un volume total des opérations de 1.475,2 milliards de CDF au cours du premier semestre 2013 contre 306,4 milliards en 2012.

            S’agissant du marché du titre BTR (Ndlr, Billet de trésorerie= titre émis par l’Institut d’émission pour réguler les liquidités sur le marché), l’encours global a atteint 118,05 milliards de CDF, traduisant une ponction annuelle de 23,0 milliards de CDF. « Le taux moyen pondéré du BTR à 4 jours se situe à 2,06% en juin contre 1,5% un mois plus tôt » a déclaré le gouverneur, ajoutant par ailleurs que pour s’en tenir à l’objectif ultime poursuivi par l’instrument BTR, la BCC a décidé, depuis le 26 juin 2013, de maintenir, dans les opérations BTR, uniquement les soumissions des banques.

            Tous les objectifs de la politiques étant sous contrôle, à l’en croire, la base monétaire au sens strict et la masse monétaire hors provisions pour importations et dépôts en devises sont globalement en deçà des projections de leurs cibles respectives.

            En guise de conclusion, Deogratias Mutombo a souligné qu’en l’absence des chocs majeurs imminents et à la faveur de la pérennisation de la stabilité du cadre macroéconomique au niveau national, le CPM s’est résolu de maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire, à savoir le taux directeur à 3% et le coefficient de la réserve obligatoire à 7%. « La régulation de la liquidité va se poursuivre via le BTR. Le CPM encourage le gouvernement accélérer la réhabilitation et la construction des infrastructures de base ainsi que les réformes nécessaires à la diversification de l’économie nationale »

             Il convient de souligner, à sa suite, que sur le plan mondial, la tendance à la reprise de l’activité économique mondiale observée en début de l’année ne semble pas se matérialiser au terme des 6 premiers mois de l’année 2013.

Tshieke Bukasa 

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