Le Syeco menace la rentree scolaire de septembre 2011

Examinant les conditions socio-professionnelles des enseignants depuis les élections de 2006, le Syndicat des enseignants du Congo (SY.E.CO.) se dit déçu par la stagnation de leur pouvoir d’achat et a menacé, dans le cas où les revendications des enseignants ne sont       pas prises en compte, d’hypothéquer la rentrée scolaire 2011-2012. En effet, en examinant l’aspect financier, ce Syndicat déplore la détérioration du pouvoir d’achat des enseignants et personnels de l’Education ; le non respect de la date du 20 pour le paiement des salaires  ; la non mécanisation de plusieurs  enseignants et le non paiement de nombreux d’entre eux déjà mécanisés sur les listings de paie. Cette litanie de récriminations est contenue dans un communiqué remis au Phare hier mardi, 19 juillet 2011, par le Syeco.

Ce communiqué, signé par Jean Pierre Kimbuya, secrétaire général de Syeco, est accompagné de son « Invitation à la mobilisation nationale pour la défense de l’Education » adressée aux enseignants, parents, fonctionnaires et  ong du secteur éducatif. Une action devant aboutir, selon cette invitation, au dépôt d’un mémo à la Primature, le 28 juillet prochain, sur la situation de l’Education en général et de l’Enseignant en particulier, conformément au vœu exprimé par les enseignants lors de leur Assemblée générale d’évaluation de l’Année scolaire 2010-2011, tenue le 09 juillet 2011. Selon ce communiqué, cette Assemblée générale a été le catalyseur de la prise de conscience des enseignants qui se sont rendu compte que, cinq ans après les élections de 2006, ils continuent à croupir dans la misère la plus noire. En outre, la modicité salariale des enseignants et l’absence de la prime institutionnelle à l’instar des médecins et des enseignants du Supérieur ne font qu’empirer leurs conditions.

Le Syeco stigmatise aussi l’augmentation exagérée des frais scolaires malgré l’allocation des frais PYRUS aux écoles au détriment des parents et des enseignants et le non respect de la gratuité pour les classes de 1ère, 2ème et 3ème primaires dans certains réseaux d’enseignement. Sur le plan administratif, il  dénonce la pléthore du personnel et le non respect du cadre organique dans les bureaux gestionnaires ; l’exclusion intempestive des enseignants dans les écoles conventionnées ; l’absence de titularisation des inspecteurs et le remplacement de certains gestionnaires par des non enseignants dans le réseau kimbanguiste.
Sur le plan pédagogique, le Syeco constate le non respect du calendrier scolaire, l’intensification du système des interrogations générales dans le seul but de contraindre les élèves à payer les frais ; la déperdition scolaire suite aux frais exorbitants exigés dans les écoles transformées en boutiques, suivi du renvoi intempestif des élèves pour non paiement des frais scolaires. Ce chapelet des griefs à l’endroit du gouvernement conduit le Syeco à exiger, dans son document, le paiement du premier palier de Mbudi,  soit 69$ au huissier avec respect de la tension de 1 à 10 ; l’octroi aux enseignants de la prime spécifique à l’instar des médecins,  magistrats et  professeurs d’université ; la révision à la hausse de la prime de fonction spéciale des inspecteurs et l’alignement de la paie des agents des Services centraux de l’Epsp sur celle des enseignants.

RSK

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