Le rond-point Moulaert se meurt

Des bouchons interminables sont enregistrés tous les jours, surtout aux heures de pointe, au carrefour des avenues Kasa-Vubu et Libération (ex 24 novembre) dans la Commune de Bandalungwa. Malgré une forte présence des agents de la police de circulation, le rond-point Moulaert donne de la sueur froide aux automobilistes et autres usagers de cette voie. A titre illustratif, entre 7 et 11 heures du matin, il faut au minimum  une bonne trentaine de minutes pour franchir le tronçon parking Moulaert et l’institut André Kimbuta, dans un sens. Dans l’autre, c’est un véritable calvaire que de dépasser tout simplement cette intersection lorsque l’on vient de Bandal, Tshibangu pour se rendre soit vers l’avenue Saio ou virer vers l’avenue Libération. La police de roulage est débordée.

 

            La principale cause  est un amas des trous qui se sont formés juste devant la station service «Cobil», sur l’avenue Kasa-Vubu. Selon divers témoignages, cette dégradation de la chaussée est provoquée par de la matière liquide qui jaillit chaque jour sur le goudron en provenance de l’intérieur de ladite station service. « Ce coin est toujours rempli d’eau, même durant la saison sèche. Nous ne savons toujours pas pourquoi les responsables de la station ne font pas un effort pour arrêter ce dommage… » s’est plaint un « Kadhafi », vendeur informel d’essence. 

            Cependant, pour les habitants du quartier, cette situation s’est amplifiée au jour le jour, au vu et au su de tout le monde, y compris des autorités nationales et urbaines car les avenues Kasa-Vubu et Libération sont empruntées par tous les notables qui résident à Binza (Macampagne, Upn, Delvaux etc.) ou encore à Kintambo. « Le simple trou qu’on pouvait facilement couvrir par de la caillasse et du sable s’est aujourd’hui transformé en une grande cavité. De ce fait, il faut maintenant beaucoup plus de moyens financiers pour réparer la route ! » a clamé une grande dame, locataire du quartier.

            Contrairement à d’autres coins de la ville, tel que le boulevard du 30 juin, où la circulation est très perturbée ces derniers temps à cause des travaux d’élargissement de la chaussée et de construction des caniveaux dans le périmètre du super marché Peloustore ou devant la Grand’Poste, les embouteillages de la bifurcation Moulaert ne se justifient pas car il n’y a pas le moindre indice de début de travaux. Si cette situation perdure, il est à craindre que le rond-point soit définitivement hors d’usage d’ici quelques semaines avec le retour de la pluie. Et les conséquences risquent d’être néfastes pour tout le monde.

Tshieke Bukasa

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