Le Rodhecic interpelle les acteurs politiques

Les organisations associatives regroupées au sein du Réseau d’Organisation des Droits Humains et d’Education Civique « Rodhecic » se sont réunies au début de cette semaine au siège de cette plate-forme à Lingwala, pour débattre des problèmes liés au processus électoral. Le communiqué rédigé au terme de cette activité a été déposé au Phare le mardi 30 août 2011 dans la soirée. Les participants ont apposé leurs paraphes au bas de ce communiqué.

Ils disent noter la présence de plusieurs signaux positifs. Cela fait penser à la volonté de la CENI de maintenir l’organisation des élections présidentielles et législatives en novembre 2011, du gouvernement et de la communauté internationale de décaisser des fonds pour la tenue de ces scrutins, ou encore du parlement qui a voté des lois relatives aux élections.
Toute fois, les délégués de Toges Noires, Aprohu, Amis de la Prison, Jeunesse du monde, Ciam Kinshasa etc se font beaucoup des soucis.
Ils sont pourtant inquiets de voir certains acteurs politiques s’illustrer par des propos pernicieux à la limite de l’injure.

Ils font remarquer que la campagne électorale proprement dite n’a pas encore commencé. Mais , hélas, on voit ça et là à travers tout le pays des affiches, photos, banderoles des candidats.
Pire encore, cette campagne électorale anticipée a révélé l’existence des zones interdites qui exposent et opposent des jeunes à des affrontements dans les quartiers , villes…

Ces attitudes et comportements risquent de remettre en cause les acquis du processus de démocratisation en RDC, et même d’annihiler les efforts consentis pour la consolidation de la paix et de l’Etat de droit.
Au regard de tout cela, ils formulent une série des recommandations aux acteurs politiques
– de signer le code de bonne conduite moyennant les amendements apportés par les différentes parties prenantes au processus électoral
– de respecter et de faire respecter la loi électorale et le code de bonne conduite.
– de bannir la culture de la violence et de l’injure.
– d’assumer les actes des militants
– de faire preuve de tolérance face à la diversité d’opinions.
Enfin, ils invitent tous les acteurs à dialoguer dans le but de privilégier l’intérêt général des populations.

Jean- Pierre Nkutu

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