Le Renadhoc présente encore un tableau sombre de la RDC

 

C’est à l’occasion de la commémoration du 64ème  anniversaire de la Déclaration universelle de Droits de l’Homme (1948 –  2012 ) que  le Réseau  national  des  ONGS   des  Droits  de l’Homme de la République  démocratique  du Congo (RENADHOC ) a livré son message à la nation, le 10 décembre 2012.  Ce message a été lu par le secrétaire exécutif de cette plate-forme de la  société civile, à  son siège de Barumbu.

Fernandez Murhola Ka, secrétaire exécutif,  a saisi cette opportunité pour rappeler que 64 ans après, le nombre des victimes des violations des droits de l’homme partout au monde, n’a fait qu’augmenter et que de nouvelles formes des violations n’ont cessé de se multiplier, cela en dépit de cette adoption.

            Bien plus, il a fait savoir qu’au nom des intérêts économiques, financiers, géostratégiques et transnationaux, nombre de pays pourtant géniteurs  de cette déclaration ont eu à sacrifier de façon consentie, cet instrument global ignorant que les Droits de l’Homme sont des droits naturels dont la jouissance est réservée à tous les êtres humains sans distinctions de race, de sexe, d’origine, d’ethnie, de religion.

            Il  a signalé le fait que certains pays avaient ignoré que les Droits de l’Homme étaient devenus du fait de sa généralité, un principe d’organisation  important des relations humaines et que c’est sur eux que se basent la coexistence pacifique entre les acteurs de la politique internationale et de la politique nationale vivant en communauté.

            Parlant des Droits de l’Homme, Fernandez Murhola pense que leur reconnaissance est une chose, mais leur mise en œuvre en est une autre, confirmant qu’à ce jour, le fossé demeure encore très profond entre le contenu de cette Déclaration universelle des Droits de l’Homme et les faits relatifs aux violations des Droits de l’Homme au quotidien.

            Contrairement  aux  années passées, l’accent sera plus mis sur les droits  de tous les individus : femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap, autochtones, pauvres, afin que leurs voix soient non seulement prises  en compte dans les décisions politiques, mais aussi au sein de la vie publique.

            Face à l’indifférence, le RENADHOC invite le parlement de la République démocratique du Congo à l’adoption d’une loi portant promotion et protection  des défenseurs des droits de l’homme en RDC.

            Il exige l’ouverture des enquêtes judiciaires sérieuses relatives aux assassinats  des défenseurs des droits de l’homme et la réouverture du procès de Pascal Kabungulu Kibembi.

Il déplore le fait qu’aucune réunion du comité de pilotage de l’entité de liaison des Droits de l’Homme n’a été organisée, ni convoquée durant plus de six  mois …

            A ce sujet, le Renadhoc recommande au gouvernement  : la mise sur pied d’un programme de lutte contre l’impunité en RDC, le  renforcement  de capacités opérationnelles du système judiciaire congolais par la construction des  prisons modernes, adéquats et de haute sécurité dans toutes les provinces, ainsi que de tout mettre en œuvre pour installer et renforcer les capacités opérationnelles de l’entité nationale de liaison des droits de l’homme, ainsi que les 11 entités provinciales …

Melba  MUZOLA

 

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