Le Refec revisite le Code de la famille

Réunies au sein du Réseau des femmes des entreprises du Congo (Refec), les femmes d’entreprises publiques congolaises sont actuellement en séminaire de formation sur le Code de la famille. Ouvert le mercredi 6 août 2014 dans la salle polyvalente  Marie Ange Lukiana du ministère du Genre, Famille et Enfant, par le secrétaire générale à ce ministère de la représentant de la ministre Geneviève Inagossi, ce séminaire spécial qui se tiendra durant trois jours vise, à en croire la coordonnatrice du Refec, à  faire connaître à ces femmes le contenu du Code de la famille et favoriser sa vulgarisation.

            Actuellement en examen au sein du Parlement congolais pour subir une réforme, le Code de la famille, consacre en son article 40, la famille comme cellule de base de la société, Revêtue de cette qualité, la famille doit bannir les antivaleurs et coutumes rétrogrades. Félicitant le Refec pour l’organisation continue des formations à l’intention de ses membres, Geneviève Inagossi a indiqué qu’en dépit de ses limites, ce Code de la famille a codifié les normes relatives à la protection de la famille et institutionnalisé le mariage.

            Pour le Refec, le Code de la famille en République Démocratique du Congo est l’objet de plusieurs anti-valeurs. La conséquence de ce comportement reste une fragilité de cette même famille juste après la mort du père.

Voilà qui nécessite la mise à la disposition des participants des articles aux profits de la femme et l’enfant afin de faire face à toute éventualité. Sans l’intégration de la dimension genre à tous les niveaux, les objectifs du développement sur la paix ne seront pas atteints.

Ministre provincial de l’éducation, genre, famille et enfant,  Thérèse Olenga a déclaré à l’intention des séminaristes que pour construire le pays, il faut des hommes équilibrés. Cela étant, tout le monde est tenu d’apporter son énergie et comprendre en profondeur à travers une implication. Attitude salutaire pour les générations futures car, le meilleur projet ne porte ses fruits que lorsque ceux pour qui il est élaboré s’impliquent activement.

            Par ailleurs, il faut signaler qu’une dizaine d’entreprises publiques congolaises prennent part à ce séminaire de formation à travers leurs représentants. Il s’agit entre autre de la DGDA, la DGI, l’INSS, la Sonas, la DGRAD, etc. Ces délégués passeront en revue le contenu de l’actuel Code de la famille. Une demande formulée par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagossi, au Refec lors de la clôture d’un atelier organisé par ce réseau à l’intention des femmes conviées à lutter contre la discrimination au sein de leurs entreprises respectives, à travers une méritocratie et non le favoritisme.

Yves Kadima

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